NON AU DEMEMBREMENT DES FAMILLES ET AUX EXPULSIONS ARBITRAIRES

Le 30 juin, Altin et Sadat se rendent au commissariat pour signer, se conformant ainsi à l’assignation à résidence prise à leur encontre.

Ils ressortent quelques minutes plus tard pour s’engouffrer dans un véhicule de police, direction le CRA (Centre de rétention administrative) de Lyon. Un policier consent à Altin un appel téléphonique pour sa copine à qui il a juste le temps de dire qu’on l’emmène. Altin a 21 ans, il est au Puy depuis l’âge de 13 ans. Sadat est son oncle. Toute la famille est arrivée en France il y a 7 ans. Quelques jours auparavant, la maman avait enfin obtenu un récépissé de la préfecture pour raison de santé. Un papier d’un côté, l’expulsion de son fils de l’autre… une thérapie particulière.

Quelques membres de RESF se sont immédiatement rendu à Lyon pour savoir ce qui se prépare, mais devant la rapidité de la procédure il est difficile d’agir. Dès le lendemain matin ils étaient expulsés.

« Nos deux amis kosovars sont arrivés au Kosovo, dans un avion privé affrété par le gouvernement pour expulser 10 kosovars. Nous sommes très tristes et la famille éplorée

Que de souffrances inutiles ! Quel gaspillage de (nos) sous ! quelle maltraitance ! »

COMMMUNIQUE DE RESF 43

HIER AU PUY :  DEUX MEMBRES D’UNE FAMIILLE DE MIGRANTS, ARRETES  ENVOYES EN CENTRE DE RETENTION

MIS DE FORCE DANS L’AVION ce 1er JUILLET à LYON

 

Altin et Sadat, arrêtés hier le 30 juin alors qu’ils allaient signer pour leur assignation à résidence au commissariat du Puy-en-Velay.  Embarqués de force dans un véhicule de police sous les yeux des membres de leur famille et de quelques soutiens impuissants.  D’autres sont arrivés en toute hâte mais trop tard pour empêcher l’irrémédiable.

Le père d’Altin a présenté à plusieurs reprises des promesses d’embauche, accueillies par un refus préfectoral. Au lieu d’avoir une famille de plus dans notre territoire, assurant elle-même ses revenus pour vivre dignement, on assiste à un gâchis financier et humain, préjudiciable à tous les habitants de Haute-Loire.

6 ans en France, ce sont nos amis, nos voisins, les copains de nos enfants, et l’Etat choisit de renvoyer brutalement deux membres de la famille dans leur pays d’origine !

Démembrer les familles, quel sens cela a t-il ?  Expulser un jeune homme parce qu’il a 18 ans, loin de ses parents et de son frère, quel sens cela a-t-il ?

Nous sommes atterré.es de voir les choix faits par l’Etat et ses services.

Nous avons honte d’être français.es, honte de cette France là qui méprise  l’humain.

Quels jeunes fabrique-t-on aujourd’hui avec ces actes de maltraitance ? Au mieux des clandestins, au pire des délinquants qui voudront se venger du mal qu’ils auront subi…

Nous sommes indigné.es par de telles pratiques, est ce que le but de l’administration est de pousser à la clandestinité et de fabriquer ainsi des sans-droit, qui seront de la main d’oeuvre bon marché ? Fabriquer du malheur en brisant les familles ? Fabriquer de l’angoisse en chaque migrant venu chercher un refuge ici, dans le « pays des droits de l’homme »?

D’autres jeunes et familles de Haute-Loire sont sous la menace de semblables décisions.  NOUS EXIGEONS L’ARRET DES OQTF, DES ASSIGNATIONS A RESIDENCE,  DES REFUS DE DELIVRANCE DE TITRES DE SEJOUR !

Que ce soit pour les familles de migrant.es et de réfugié.es ou pour les jeunes majeurs isolées, NOUS REFUSONS LA VIOLENCE ET L’ARBITRAIRE DES PRATIQUES D’INTERNEMENT, D’ELOIGNEMENT, D’EXPULSION !

Nous appelons à nous rejoindre les 9, 10 et 11 juillet prochains autour de l’APPEL DU MEZENC pour exprimer notre solidarité envers les personnes migrantes.

Contact et infos :

www.facebook.com/RESF43

resf43@riseup.net

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