A quoi rêvais-tu

Un film pour rencontrer les jeunes qui ont traversés le monde, les déserts, la Méditerranée pour venir jusqu’à nous.

Entièrement tourné au Puy-en-Velay, il interroge des jeunes partis de leur famille, alors âgés de 13 à 15 ans. Ils sont ce qu’on appelle des Mineurs isolés, ou MNA, mineurs non accompagnés.

Chaque année, des milliers de jeunes, d’Asie, d’Afrique, quittent leur famille et prennent la route. Ils ont entre 13 et 15 ans. On les appelle « migrants », « réfugiés », « exilés », ou d’autres appellations génériques qui ne correspondent à aucune réalité.

Ils errent de pays en pays, traversent des déserts. Travaillent pour un repas chez des patrons peu scrupuleux. Certains tentent la traversée de la Méditerranée pour rejoindre les côtes européennes et françaises.

Des milliers y laissent la vie.

Quelques survivants de ce voyage insensé nous racontent : Qu’est-ce qui fait qu’un jour on part ? A quoi pense-t-on au moment de partir ? A quoi rêve-t-on pendant ce voyage ?

Le projet

L’idée du film est venue de la rencontre avec ces jeunes survivants d’un voyage improbable. Venir jusqu’à nous leur a demandé des mois, voire des années d’efforts et de souffrance.

Une fois en Europe, en France, une autre épreuve les attend, la bataille administrative pour obtenir des papiers qui leur permettront de rester et de vivre libres, galère qui peut durer des années.

Ce film recueille leur témoignage, leur histoire, mais nous les interrogeons surtout sur ce qui se passe dans leur tête. Qu’est-ce qui fait qu’à un moment on part ? Qu’est-ce qui fait que l’on est prêt à endurer les souffrances d’un tel voyage ? A risquer sa vie ?

Notre équipe

Le film est réalisé par une réalisatrice professionnelle qui a choisi de former aux techniques de tournage et montage des jeunes eux-mêmes issus de ce que l’on appelle les « flux migratoires», ou issus des associations d’entraide.

  • Michèle Blumental : réalisatrice et journaliste. Formatrice en informatique pour les arts graphiques et pour la presse.

A travaillé pour la presse et l’édition, puis en tant que réalisatrice pour plusieurs chaines de télé.

Et en tant que réalisatrice indépendante avec des scénographies qui utilisaient des films ou des vidéos pour des spectacles vivants. Et enfin en réalisant des documentaires. On se souvient notamment de «Lejaby, les dessous d’un conflit» (chronique quotidienne pour Libération) et «Lejaby, Carnet de bord», film documentaire).

  • Maurice Blumental : A longtemps travaillé pour la presse et l’édition (en fabrication). Passionné de cinéma, il a participé à la réalisation de plusieurs films. Il a travaillé longtemps pour les ONG humanitaires et connait bien la plupart des pays d’origine des jeunes pour y avoir organisé des missions humanitaires.
  • Greg Batin : Après des études à Sciences Po, il participe à des missions de soutien scolaires auprès des jeunes mineurs isolés, entre autres dans le cadre du Réseau Education sans frontière.
  • Aboubacar : Guinéen arrivé au Puy à l’âge de 15 ans, au hasard des routes. Il participe aux interviews, apprend à manipuler les micros et à « percher » le son pendant les tournages. Il pourrait un jour tenter l’aventure du journalisme,
  • Rakib : Bangladais passionné de photo et d’informatique. Il prend place derrière une caméra et participe aux tournages.
  • A cette équipe se sont rajouter pour le montage et la post production des stagiaires : Emma Villalon et Axel Gautier qui font ainsi leurs premières armes dans le monde du documentaire.

… et d’autres encore qui passent, donnent un coup de main, apprennent à manipuler le matériel, le temps d’une journée ou d’une heure.

Pour comprendre notre démarche :

Il y a précisément 60 ans, en 1961, Jean Rouch et Edgar Morin réalisait un film intitulé Chronique d’un été. Le titre original devait être Comment vis-tu ? Ils posaient la question à des jeunes, sur fond de guerre d’Algérie et de décolonisation.

Leur film Chronique d’un été est un film essentiel dans l’histoire du cinéma. Il est l’inspiration de tout un courant de cinéma que l’on appelle Cinéma vérité et de la Nouvelle Vague, terme inventé par ce même Edgar Morin.

60 ans plus tard, nous nous sommes posé la question : qu’aurait fait Jean Rouch devant l’afflux de jeunes que l’on appelle « migrants » ? Sans aucun doute il aurait fait un film, peut-être pas celui-là mais nous sommes partis de l’idée que Jean Rouch aurait pu poser cette question : à quoi rêvais-tu en prenant la route ? A quoi pense-t-on lorsque l’on quitte sa maison, sa famille, son quartier, son village à 13 ans et que l’on est le fruit de cette décolonisation entamé voilà 60 ans ?

Michèle Blumental a eu l’occasion de côtoyer Jean Rouch qui lui a permis de réaliser ses premiers films en l’accueillant dans son studio du Musée de l’Homme à Paris pendant de longs mois, sans jamais, mettre en défaut sa générosité.

Ce film est aussi un hommage à ce grand homme qu’était Jean Rouch.

Il faut également rappeler que le 2e réalisateur de Chronique d’un été, Edgar Morin a fêter ses 100 ans en ce mois de juillet.

 

Appel à dons

Aidez-nous à finir le film

Notre projet initial est de faire 3 films —documentaires—, 2 volets d’une même histoire : côté garçons, côté filles, d’une durée de 90 mn environ chacun. Mais rassurez-vous, nous ne vous demandons pas de financer ces 2 films, mais de nous aider à boucler le premier qui est déjà bien avancé. Puis un 3e qui parlera de l’intégration, de la vie en Europe et de ce qui reste de leurs rêves.

A quoi servira l’argent collecté

L’argent de cette collecte permettra de financer la finalisation du film, de payer ce qu’on appelle la post production, c’est-à-dire les travaux qui doivent être effectués par des studios spécialisés : finalisation du montage, étalonnage, mixage, sous-titrage, création d’une copie de diffusion pour les salles (DCP) et gravure de DVD.

Et bien sûr tout ce qui se passe après : permettre qu’une personne se consacre à faire vivre ce film et à sa diffusion.

Il servira également à lancer la réalisation de l’épisode suivant : Et les filles dans tout ça ?

Pour Faire un don :

Merci à tous par avance.

 

Michèle Blumental et toute l’équipe

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