J ‘ai marché cet après midi

Communiqué de laurent Johanny de générations,

Aux côtés de camarades de Génération.s Haute-Loire, j ‘ai marché cet après midi au sein de la manifestation contre le fascisme au Puy-en-Velay dans le respect de nos institutions et des agents assurant notre sécurité.
Au lendemain du 21 avril 2002, nous étions des millions dans la rue pour dénoncer l’extrême-droite qui parvenait au 2nd tour d’une élection présidentielle.
20 ans plus tard : faudrait-il s’y résoudre ? Faudrait-il se résoudre à choisir entre le libéralisme à tout crin et la xénophobie ?
Le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, le négationnisme ne sont pas des opinions, mais des délits.
En tant que conseiller municipal, avec mon groupe, j’ai alerté à plusieurs reprises la majorité en place des dérives, des risques, des troubles tantôt face à l’installation de traditionalistes religieux, tantôt face à l’arrivée d’une officine fascisante bien difficilement
déguisée en librairie.
Celle-là même s’affaire à réhabiliter méthodiquement les penseurs historiques de l’extrême-droite, quitte à enfreindre la loi. Dans les colonnes d’un grand hebdomadaire, l’animateur de ce lieu, qui se victimise à outrance, annonce ouvertement sa volonté de voter Zemmour
au 1er tour de la présidentielle prochaine, par dépit, dit-il, faute de plus radical à son goût. Zemmour, celui qui annonce très clairement sa volonté d’animer une guerre civile entre les bons et les mauvais.
Zemmour, celui qui explique sans s’étouffer que Pétain a sauvé les Juifs de France. Zemmour, celui qui veut renvoyer tous les immigrés dans leur pays d’origine ! Celui-là ne serait pas suffisamment extrêmiste à son goût ?!
Qu’ils s’appellent Le Pen ou Zemmour, Bénedetti ou Soral, dédiabolisés qu’ils peuvent être et portés par des médias à leur service : ils surfent tous sur le rejet de l’autre. Nous n’avons pas à choisir le moins pire. Concentrés sur la conservation de leurs racines, ils voudraient nous trier, nous hiérarchiser selon nos religions, nos origines, nos sexes, nos lieux de naissance, nos orientations sexuelles, ou que sais-je encore.
Face à ceux qui rivalisent de dialectique pour réhabiliter les pires moments de notre histoire, les habitants de Haute-Loire que nous sommes doivent porter fièrement comme étendard les lettres de cette terre d’accueil, de tolérance, d’ouverture aux autres.
Face à cette peste brune, soyons debout ! Occupons le terrain, dans le respect des personnes et des biens, ne laissons pas faire, le pire serait de se taire.

Indignez-vous, indignons-nous.

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