Spectacle : adresse au public…

Alors qu’il ne reste plus que 2 journées de négociations prévus pour l’assurance chômage, la mobilisation des professionnels du spectacle ne faiblit pas. Un appel à la grève, accompagné d’une « Marche pour la culture » aura lieu le 12 et 13 mars.

Les professionnels du spectacle adressent le message suivant au public :

Malgré les coupes claires  qui frappent les budgets destinées à la culture au niveau national et dans bon nombre de collectivités territoriales - budgets qui sont, faut-il le rappeler, fort modestes rapportés aux dépenses publiques globales - les professionnels du spectacle dans leur diversité tiennent toujours à vous présenter des spectacles aux contenus divers et de grandes qualités, pour enrichir, distraire, partager, développer la curiosité, la soif de culture et l'émancipation. 
 Nous espérons que ce que nous avons joué devant vous ce soir vous a plu, (variante quand la déclaration est faite avant le spectacle : ce que nous allons jouer devant vous ce soir vous plaira) que vous en parlerez autour de vous et que nous pourrons de nouveau présenter notre travail devant eux demain, après demain, la semaine prochaine…
Les promesses du Président de la République de sanctuariser les budgets culturels  n’ont pas été tenues depuis son arrivée au pouvoir. Et pour la période 2015-2017, on nous promet encore pire : le budget de la Culture national pourrait être réduit de 20 %. Voilà pourquoi nous, artistes et techniciens, et nous l’espérons, avec vous, cher public, serons dans la rue le 12 mars, en marche pour la culture.
En même temps, nous, professionnels du spectacle, sommes obligés d’agir pour défendre nos droits de salariés, contre l’attaque violente, indécente et injustifiée du MEDEF, de la CGPME et de l’UPA, les trois organisations nationales du patronat qui veulent supprimer notre régime d’assurance chômage. La baisse des moyens alloués à la culture rend encore plus précaire la situation de la grande majorité des salariés du spectacle, dont, faut-il encore le rappeler, trop peu ont droit à une quelconque sécurité d’emploi, mais sont engagés par des contrats de durée de plus en plus courtes. 
Le dispositif spécifique d’assurance chômage des salariés « intermittents », intégré au régime général, dont ne bénéficie malheureusement que la moitié d’entre eux, a été crée il y a plus de 40 ans pour prendre en compte le rythme d’emploi particulier dans nos secteurs d’activité.
Depuis plus de vingt ans, nous faisons des propositions pour rendre ce système plus clair et plus équitable. A ce jour, le patronat et certaines organisations de salariés refusent d’examiner nos propositions.
Dans le cadre de la renégociation de la convention de l’assurance chômage, et dans un contexte de sous-emploi de masse dans de nombreux secteurs de l’économie, le patronat veut sabrer les droits des chômeurs. Il refuse de s’attaquer au chômage, de remettre en cause sa politique d'emploi : casse de l’emploi permanent, recours à des CDD de plus en plus courts, intérim et recours abusif à de nombreux stagiaires. Il s’agit là des véritables causes du déficit de l'assurance chômage contrairement à ce que veut nous faire croire le MEDEF.
La prochaine séance de négociation aura lieu le 27 février, et la dernière est fixée au 13 mars. C’est pourquoi à ces dates nous appelons les artistes et les techniciens, les professionnels du spectacle, à l’action. Il se peut que vos soirées culturelles soient perturbées.
Sachez que c’est aussi pour vous que nous sommes contraints d’agir et que c'est ensemble que nous obtiendrons le développement d'une politique culturelle  digne de ce nom !

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