Cine repas : Les dieux du stade

Date / Heure
Date(s) - jeu 31/03/2016
19 h 30 min

Emplacement
L'Assemblée

Catégories


Film de Leni Riefenstahl
Soirée proposée par Babeth Cultien

LES DIEUX DU STADE de LENI RIEFENSTAHL
>
> Je vous invite à lire le texte écrit par Babeth...
>
>   En 1936 les JO s'ouvrent à Berlin. Dans cette période de transition
> politique, Hitler veut rassurer le monde et prouver l'efficacité de son
> régime. Il fait appel à la célèbre cinéaste Leni Riefenstahl. Le triomphe
> de la volonté (son précédent film) avait officialisé la prise du pouvoir du
> Führer, Les dieux du stade vont servir à la propagande nazie, magnifier le
> corps des athlètes et tenter de démontrer la supériorité de la race aryenne.
> Cependant les images ne pourront pas occulter les épreuves remportées
> magnifiquement par plusieurs athlètes africains, coréens ou afro américains.
>      Leni Riefenstahl est née en 1902 en Allemagne, malgré un père autoritaire
> qui voit d'un mauvais œil son engouement pour le spectacle, elle parvient à
> réaliser son rêve et entreprend une carrière de danseuse. Une blessure au
> genou la contraint à abandonner la danse. Fascinée par le cinéma, la jeune
> femme ne recule devant rien pour devenir actrice. Les films alpins sont alors
> très à la mode. La montagne s'élève comme un symbole et on peut lire dans la
> presse : "va, cinéma allemand, vers la montagne sacrée de ta renaissance et de
> celle du peuple allemand." Leni à force d'opiniâtreté parvient à s'imposer.
>      Hitler est fasciné lui aussi par cette jeune femme belle et volontaire, il
> comprend vite que le cinéma pourra servir sa cause, de son côté Leni est
> séduite par celui qui ne cesse de s'affirmer comme un grand leader. Elle
> accepte la direction artistique du congrès du parti nazi.  Plus tard, c'est
> elle qui propose de couvrir les jeux olympiques de Berlin. Goebbels, ministre de
> la propagande accepte , Leni peut alors entreprendre le film avec l'assurance
> d'obtenir tous les moyens nécessaires. Elle donne ainsi la pleine mesure de son
> esthétique et de sa maîtrise cinématographique.
>      Après la défaite de l'Allemagne nazie Leni Riefenstah échappera à la
> dénazification,  mais jusqu'à la fin de sa vie, les mêmes accusations ne
> cesseront de ressurgir.
>      À plus de 70 ans elle se lance dans une aventure sous-marine et passe des
> diplômes de plongée, et à 98 elle est victime d'un accident d'hélicoptère
> en allant photographier les noubas du Soudan. Jusqu'à la fin de sa vie à plus
> de cent ans elle ne cessera de travailler et d'accumuler les images.
>      A la fois adulée et détestée, elle ne reconnaîtra jamais sa
> participation à la propagande nazie, ne manifestera aucun remord ni aucune
> compassion et continuera à répéter "où est ma faute ?" persuadée jusqu'au
> bout d'avoir voué sa vie à l'art et à la beauté.
>      Le film Les dieux du stade est remarquable d'un point de vue
> cinématographique. Leni a mis son talent de réalisatrice et de monteuse au
> service du parti. C'est aussi le film de tous les superlatifs. Plus de 40
> cameramen, des prises de vues inédites, des inventions incroyables, des
> caméras installées entre les pattes des chevaux, des fosses creusées pour
> installer des caméras et filmer les athlètes en contre plongée, les
> innovations sont multiples.
>      Le film est composé de deux parties, Olympia, un hymne à la beauté des
> corps, la flamme olympique ramenée à Berlin, Jeunesse olympique la
> présentation des différentes épreuves.
>      C'est le premier film de l'ère médiatique et pour la première fois les
> épreuves des JO sont retransmises à la télévision. Leni consacrera deux
> longues années au montage du film qui sortira lors d'une soirée de gala en
> l'honneur du 49ème anniversaire d'Hitler, le 20 avril 1938. Il recevra un
> accueil enthousiaste, Goebbels dira "Une œuvre magistrale de Leni Riefenstahl.
> On reste électrisé par sa puissance, sa profondeur et sa beauté."
>
> Ce film est intéressant à plus d'un titre et soulève de nombreuses questions.
> Nous pourrons en débattre ensemble.
>
> J'espère que vous serez nombreux à pousser la porte de l'Assemblée.
>
> amicalement
>
> Babeth Cultien
>
> Documentaire/Repas 18 € hors boisson; 15 € pour les usagers assidus
>

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