Ça ne fait pas de bruit, ça ne salit pas les rues. Ça ne dérange pas les Préfets. Et pourtant ça fait son petit bonhomme de chemin, discrètement.
Je vous parle de la pétition contre la loi Duplomb qui arrive tranquillement, à petits pas à 2 000 000 de signataires.
Le gouvernement a pourtant affirmé qu’il ratifierait malgré cela cette fameuse loi. Pourtant, la toxicité de l’acétamipride, la molécule réintroduite par la loi Duplomb, est établie, et l’ANSE (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a déjà rendu trois avis sur les néonicotinoïdes.
Cette position du gouvernement est difficile à défendre et à comprendre devant les conclusions de ses propres instances, si ce n’est que par une posture de principe.
Un jeu dangereux pour la démocratie, et pour l’Etat.
Le droit de pétition est encadré par le règlement de l'Assemblée nationale. Les pétitions recueillant plus de 500 000 signatures, issues d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, peuvent être débattues dans l'hémicycle par les députés.
Selon le site Vie Publique, Un débat en vue à l’automne 2025 ?
Les 20 et 21 juillet 2025, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est prononcée personnellement en faveur de l’organisation d’un débat sur cette pétitionà la rentrée parlementaire en septembre prochain, au regard du nombre de signatures. Mais, la décision reviendra à la conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui doit se réunir le 16 septembre 2025 une fois que la commission des affaires économiques se sera prononcée. C’est en effet cette commission permanente de l’Assemblée nationale qui a en charge cette pétition. Toutefois, ce débat dans l’hémicycle ne pourra pas revenir sur le texte définitivement voté par le Parlement le 8 juillet 2025 et ne pourra donc pas conduire à l’abrogation de ce texte. Plusieurs députés ont cependant annoncé vouloir déposer des propositions de loi à l’automne 2025 pour abroger dans son intégralité ou partiellement la loi Duplomb.
Le saviez-vous ? Les néonicotinoides sont également utilisés dans les médicaments vétérinaires comme les traitements contre les puces des animaux de compagnie et les produits biocides tels que les traitements des bâtiments d’élevage ou les appâts contre les nuisibles pour les usages domestiques.

