15e jour de grève de la faim pour Eric Durupt

Ce samedi 13 février est pour Eric Durupt le 15e jour de sa grève de la faim. Une fois de plus le groupe de militants du Réseau éducation sans frontière se retrouve devant la préfecture, plante des tentes, installe les tables.

Un groupe par déambuler dans les rues du Puy pour distribuer les tracts, un autre groupe se charge de recueillir des signatures pour la pétition. Pour ce jour, l’étau se resserre lundi 15 février Madama devra se présenter à la préfecture où il lui sera signifié les conditions de son départ. À l’issue de cette rencontre le groupe de RESF réfléchira à la suite à donner à ce mouvement. La préfecture ne fléchit pas et reste sur ses positions, malgré les 35 000 signatures de la pétition.
Ce samedi sur la place du Breuil les jeunes africains sont venus apporter leur soutien. Maliens, ivoiriens, Guinéens, viennent aujourd’hui discuter, comprendre, réfléchir, et soutenir Madama. Comme lui leur parcours pour arriver au Puy a été dangereux, douloureux, long. Comme lui ils se sont battus pour les papiers ils se sont battus pour apprendre le français, apprendre à lire, à écrire, à comprendre la culture française, à s’adapter. Certains nous raconte qu’ils sont là depuis cinq ou six ans. Les plus anciens sont arrivés en 2015, 2016. Et désormais ils se sentent ici chez eux. Ils ont fait leur vie, ils ont construit quelque chose. Pour rien au monde ils ne souhaiteraient le quitter. Retourner au pays oui, pour voir la famille, revoir des copains, mais pour y vivre non, en tout cas pas dans l’immédiat. Désormais pour la plupart, leur vie est ici. Beaucoup n’ont pas eu de problème de papiers. Pourquoi Madama a-t-il ce problème ? On ne sait pas. Rien ne laissait préjugé qu’il y serait confronté. Pourquoi lui pourquoi pas un autre ? On ne sait pas. On comprend en discutant avec les uns et les autres que la situation de Madama relève de l’arbitraire total.

La journée se poursuit tranquillement sur la place du Breuil. Pierre Louis sort la guitare, chante quelques chansons. On casse des palettes en bois pour entretenir le feu. Quelqu’un apporte des Thermos de café et thé, d’autres des gâteaux. La fraternité qui reigne soulage un peu les tensions et les inquiétudes.

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