Ça y est, c’est la rentrée, et ce mois de septembre 2025 est placé sous le signe des mobilisations sociales ! La semaine dernière a en effet débuté le mouvement « Bloquons tout », en opposition aux mesures d’austérité budgétaire annoncées par le gouvernement. Et, sans surprise, les grands médias ont déroulé le tapis rouge aux représentants de la police et se sont joints à eux pour exprimer toute leur hostilité au mouvement.
Nous vous parlons régulièrement du journalisme de préfecture : une pratique courante dans les médias, qui diffusent sans recul ni regard critique, par complaisance, par complicité, par manque de rigueur, par parti pris politique ou éditorial, les éléments de langage des autorités (préfecture, police, justice, ministère…).
Eh bien nous avons eu un cas d’école ce mercredi 10 septembre.
Il a suffi d’allumer la télé pour se mettre dans l’ambiance : des bandeaux d’information qui affichent en direct le nombre d’interpellations réalisées tout au long de la journée par les « forces de l’ordre » jusqu’aux représentants de la police omniprésents sur les plateaux pour légitimer l’action policière face aux « violences » perpétrées par les « fauteurs de troubles », tous les éléments étaient réunis pour faire peur et dissuader la mobilisation.
Clou du spectacle : l’incendie d’un restaurant parisien unanimement imputé aux manifestants… alors qu’il a été causé par une grenade lacrymogène.
C’est cette journée de couverture médiatique que nous avons pris le temps de décortiquer dans ce nouvel article, signé par Pauline Perrenot et Jérémie Younes, nouvellement arrivé à la rédaction d’Acrimed !
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À très vite,
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