Mondial d’enduro : 6 jours d’enfer pour la nature !

Du 29 août au 03 septembre aura lieu en Haute Loire une des plus grandes courses d’enduro au monde, l’International Six Days Enduro.

(Communiqué de SOS Loire Vivante)

Annoncée comme en accès gratuit, elle coûtera pourtant 2,5 millions d’euros financés pour un tiers avec de l’argent public ! Oui, l’Agglomération du Puy, le Département 43 et de la Région AuRA subventionnent largement et, il faut le savoir, en parallèle réduisent les aides pour la nature… et quid des coûts et des impacts pour les milieux naturels avec plusieurs centaines de concurrents du monde entier et des dizaines de milliers de spectateurs ? Considérables à n’en pas douter !
Alors que la manifestation n’a pas encore obtenu l’autorisation du Préfet (les tracés des parcours sont encore inconnus), la communication bat pourtant son plein, et ce sans réaction des services de l’Etat… Les associations de protection de l’environnement ne sont pas
consultées, voire mises de côté.
Ayant appris l’évènement par la presse, qui vante parfois une course respectant la nature, nous ne connaissons toujours pas au moment où on écrit ce bulletin, ni les modalités d’organisation ni où passeront exactement les différentes épreuves, mais il est certain que des sites naturels seront impactés, c’est pourquoi nous avons écrit au Préfet et à la Présidente du Département pointant 3 aspects :
1- annoncer notre position. Nous ne sommes pas contre la manifestation si et seulement si elle se déroule hors des secteurs naturels classés Natura 2000.
2- alerter des impacts forts sur les milieux et les espèces, à la fois à courte échéance par les pressions multiples d’un tel évènement (bruits, monde, piétinement, pollutions…) mais aussi sur le long terme par les pratiques sauvages à venir.
3- demander une table ronde pour connaitre et discuter des modalités d’organisation, éviter les zones sensibles et réduire les impacts.
Nos courriers sont restés sans réponse depuis 3 mois… Il est incompréhensible qu’un tel évènement financé avec de l’argent public s’organise dans l’opacité et sans dialogue avec la société civile.
Malgré des retombées touristiques ponctuelles, il est clair qu’à l’heure de la flambée des carburants, de la crise climatique et de la perte massive de biodiversité, ce type d’évènement dit de pleine nature, et parfois dans des lieux protégés au niveau européen, est anachronique et totalement à contre-courant !
A partir de fin août et durant 6 jours, pour vous mettre au vert, évitez la Haute Loire !

Simon Burner, Directeur SOSLV-ERN

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