Jardin : que d’eau que d’eau… et de limaces

Après un printemps très sec, la pluie tardive bouleverse nos calendriers de jardinage. Et je pense que nous sommes nombreux à être envahis par ces petites bêtes rampantes et gluantes et assez peu sympa, je veux parler des limaces.

Il y a des rousses, des noires, des petites grises que l’on voit à peine. Chacun a sa recette pour se défendre contre ces envahisseurs. Et en cas de doute, je vous invite à abandonner définitivement les produits dits «phytosanitaires» qui sont de véritables poison pour vous, pour vos animaux domestiques. Ce qui tue les bêtes ne saurait être bon pour les humains.

Dans les milles et un conseils qu’on ne manque pas d’entendre, j’ai retenus 3 astuces qui ont le mérite de ne rien coûter et d’être très simple à mettre en œuvre.

La première astuces consiste à disposer autour des plants convoités des bandes de cartons qui auront le triple mérite de retenir l’humidité, et les limaces s’y arrêteront, et d’arrêter la pousse des «mauvaises» herbes, et ainsi vous épargneront du travail fastidieux.

Le secret des purins

La deuxième astuce est le purin de rhubarbe. Comme vous le savez déjà, les feuilles de rhubarbe sont toxiques. On ne consomme que les tiges, les petioles, que l’on appelle aussi «bâtons de rhubarbe». Nous allons utiliser les feuilles pour faire le purin. C’est très simple. Il suffit de couper en morceaux les feuilles, de les poser dans un sceau et de verser de l’eau dessus et de laisser macérer. Il faut compter environ 100 grammes de feuilles pour 1litre d’eau. C’est-à-dire environ 3 grandes feuilles. Mais la quantité de feuille varie selon la taille. Il faut laisser macérer le mélange en le couvrant.

La macération est utilisable au bout de 48h. Vous pouvez déjà pulvériser sur vos plants. Au bout de 10 jours le purin est à son apogée. Vous pouvez le garder dans des bidons en le filtrant avec une passoire, au frais. Il pourra être utilisé contre toute sorte d’insectes : les mouches du poireau, les choux, etc… A ce stade il faut l’utiliser en le diluant à raison de 10% environ. N’oubliez pas de vous rincer les mains après manipulation et si possible de manipuler le liquide avec des gants. Vous gardez la macération tout l’été en rajoutant de l’eau ou des feuilles, au fur et à mesure de l’usage.

Les purins sont des compléments indispensables au jardin : purin d’ortie, de rhubarbe, de consoude, dabsinthe, d’ail, de camomille, de noyer, de sureau, de prêle, etc. Les variétés de purin sont infinis. Ils sont issus de la macération, de l’infusion ou de la décoction des plantes.  Ces purins peuvent servir, selon leur stade de maturation et le végétal utilisé, d’insecticides, de fongicides (lutte biologique), d’engrais ou d’activateur de compost. Ils sont très riches en oligo-éléments, en azote (N), en phosphore (noté en P2O5), potassium (en K2O), magnesium (en MgO) en dose variable selon la plante utilisée. Un bon usage de ces purins remplace avantageusement les produits industriels.

Et un p’tit canon pour les visiteurs

La troisième astuce consiste à offrir un bock de bière à ces charmantes petites bêtes. He oui ! Elles aiment la bière. Je ne suis pas sûre que cela les rendent plus sympa pour autant, mais vous pouvez leur préparer un piège assez simplement : vous disposez autour de vos plants à protéger des coupelles contenant de la bière (la plus économique fera l’affaire) vous les enfouissez un peu de façon à ce que le rebord arrive à ras du sol, et quelques heures plus tard vous trouverez vos bestioles en train de s’y baigner. Cette méthode a l’inconvénient de noyer les dites bestioles. Et l’on dit bien que rien ne sert à rien, tout être vivant a un rôle dans l’éco-système —même si le rôle des limaces n’est pas clairement évident–.

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