Ne nous laissons pas enterrer

Difficile de trouver les mots pour qualifier ce qui s’est passé. Dire que nous sommes touchés, émus, oui mais cela semble dérisoire, presque indécent. 

L’émotion qui nous étreint aujourd’hui est aussi forte qu’au lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo. Nous sommes nombreux à lire et relire les articles, les vidéos qui racontent ces folles heures de ce vendredi 13. Chercher dans les listes des victimes s’il n’y a pas un nom d’un proche, d’un copain, d’une connaissance, même lointaine. Ces lieux, je les connais. Ces terrasses de café, je m’y suis attardée. Ce quartier, c’est celui de mes séjours parisiens.

Il semble qui nous soyons entrés dans une nouvelle ère. Celle de la peur, celle de l’insécurité. Faut-il renoncer à la liberté au nom de cette insécurité. Les politiques de tout bord tentent de nous le faire croire. Et chacun y va de son projet de loi. Surveillance, policiers surarmés, contrôles, contrôles aux frontières, contrôles dans les trains, contrôles sur les routes, dans les salles publiques, état d’urgence prolongé.

Tout cela semble bien dérisoire puisque les attentats ont eu lieu dans la rue, sur des terrasses de café, avec des voitures tout ce qu’il y a plus banales. Et s’ils ne peuvent frappés à Paris, ils frapperont ailleurs.

Alors non, ne laissons pas aliéner nos libertés, ne cédons pas à la terreur. N’acceptons pas que toute la population soit mise sous surveillance, surveillance qui de toute façon ne servira à rien puisque ces fous de dieu trouveront toujours un point de frappe. Et ils ont prouvé qu’il ne faut pas être nombreux pour semer la terreur.

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