Madama : convocation surprise au tribunal

Convocation surprise ce vendredi au tribunal administratif de Clermont-Ferrand.  c’est là, en l’absence de l’avocate en charge du dossier, que va se décider le sort de Madama Diawara puisque le tribunal va examiner son recours contre l’OQTF décidée par le préfet de Haute-Loire qui veut à tout prix l’expulser.

Dans ces conditions, quelles sont nos chances?

COMMUNIQUE DE PRESSE D’ERIC DURUPT ET VERONIQUE DE MARCONNAY CONCERNANT MADAMA DIAWARA

Le 8 avril à 22H

Nous venons d’apprendre par notre avocate que le recours de Madama contre l’OQTF prononcée par le préfet de Haute-Loire, MONSIEUR ETIENNE, recours qui devait passer au Tribunal Administratif de Lyon le 15 mars dernier sera finalement examiné par le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand demain 9 avril à 11h.  

L’avocate de Madama a été prévenue aujourd’hui seulement.  Elle doit plaider 2 affaires à St Etienne demain matin et ne pourra donc être présente pour défendre le dossier de Madama, qui ne sera lui-même pas présent.  Elle a transmis le dossier à l’avocat-e de permanence qui plaidera donc à sa place.  

Nous serons demain à 10H30 devant le Tribunal Administratif, 6 cours Sablon à Clermont-Ferrand.  Nous remercions par avance toutes les personnes qui voudront à cette occasion nous témoigner leur soutien.

Véronique de Marconnay et Eric Durupt

Occupation du Ciné Dyke : un spectacle chaque soir à 17h

Défendant la réouverture des salles de spectacle, le CIP43 offre un spectacle par jour.

Chaque soir à 17H, vous pouvez découvrir ou redécouvrir des artistes dans une courte prestation. Ils ont choisis de jouer derrière la vitre, signifiant ainsi la situation confinée, la distance imposée entre la culture et les spectateurs.

Cette installation crée un véritable effet fantomatique qui illustre bien la situation que vivent les gens du spectacle qui s’effacent et disparaissent de la vie publique. Les reflets du soleil sur la vitre qui séparent spectateurs et comédiens, danseurs, musiciens, jouent comme une projection sur un écran et renvoient les reflets des spectateurs eux-mêmes, en surimpression avec le spectacle fantôme, offrant ainsi une mise en abîme  directe des spectateurs avec le spectacle. L’évocation ainsi provoquée oscille entre le tragique de la situation et la poésie qu’elle engendre. Et nous retrouvons bien là tous les ingrédiants du spectacle vivant.

Ces jeux de lumières disent aussi à qui veut le comprendre que bientôt cette culture populaire, de proximité, palpable, colorée, odorante, faite des sensations qui nous/vous font vibrer quotidiennement disparaîtra réellement et sans qu’on ne l’ait véritablement vu disparaitre, simplement, comme ça, un jour, elle ne sera plus là, si on ne la défend pas. Bientôt ne restera plus que la culture marchande qui, elle, occupe le devant de la scène virtuelle de l’Internet. Le rêve en boîte (dans l’écran), préfabriqué, selon des recettes sans cesse améliorées, mais loin bien loin de votre ville, village ou quartier. Bien loin de vos sensations, de vos vécus. Du rêve en boîte.

Le CIP43 occupe le Ciné Dyke

Depuis lundi 29 mars, le CIP (Collectif des intermittents et précaires) occupe le cinéma du Puy.

Ils défendent essentiellement 4 revendications principales :

— Abrogation de la réforme d’assurance chômage.

— Reprise de l’activité dans tous les secteurs de la culture, de l’événementiel, de la restauration, de l’hôtellerie, du tourisme… dans tous les lieux et dans l’espace public avec la mise en place d’un soutien financier massif aux emplois et aux lieux de diffusion de l’art jusqu‘au retour à la normale afin d’assurer un accès à la culture au plus grand nombre.

— Prolongation de l’année dite « blanche » et son élargissement à tous les travailleurs précaires.

— Baisse immédiate du seuil d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo-entrants, les intermittents en rupture de droits et les artistes auteurs.

— Garantie de tous les droits sociaux notamment congés maternité et maladie pour tous les salariés à l’emploi discontinu.

— Soutien aux caisses sociales spécifiques du spectacle – retraite, formation, médecine du travail, congés spectacles, etc. dont l’existence est menacée par la baisse des cotisations.

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