Le coût de la virilité au travail

La domination des hommes dans la société a un coût.

C’est par ce biais économique que Lucile Peytavin étudie la domination masculine.

Le coût de la virilité au travail : Concilier prospérité et égalité

Lucile Peytavin, Elise Fabing

      97 % des auteurs de harcèlement sexuel sont des hommes, ainsi que 88 % des fraudeurs aux notes de frais et 91 % des morts au travail.
      Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Cette disproportion entre les hommes et les femmes s’explique en partie par un tabou : le culte de la virilité. Un non dit qui coûte cher aux salariés, aux entreprises, et à la société tout entière.
      En s’appuyant sur des enquêtes de terrain et des données inédites, l’historienne Lucile Peytavin et l’avocate Élise Fabing s’attaquent au problème.
      Sans accabler les hommes, elles décryptent les ressorts d’un système destructeur et proposent, pour la première fois, un outil concret : l’index virilité, pensé pour mesurer et réduire des coûts que personne, jusqu’ici, n’avait voulu regarder en face.
      Tout est féminisme, même le monde du travail où les inégalités qui s’y forgent ruissellent négativement jusque dans la vie privée et la cellule familiale.
      Un livre indispensable qui nous aide à repenser notre rapport au travail et plus largement notre contrat social. Une approche qui se révèle être également un levier de performance et une source d’économies pour les entreprises.

      Lucile Peytavin est essayiste et docteure en histoire économique et sociale.

      Elle est membre de L’Observatoire sur l’émancipation économique des femmes de la Fondation des femmes et experte dans la prévention des violences pour le cabinet Psytel et a fondé le cabinet Lucile Peytavin conseil et

      co-fondé l’association Gender and statistics. Elle est l’autrice de l’essai «Le coût de la virilité, ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes ?»

      Pour résumer des milliards d’€ sont dépensés par l’état et les collectivités pour financer la virilité. L’auteur avance même le chiffre de 95 millards d’€.

      Cet ouvrage vient en complément d’une première étude paru en 2023 :

      Le coût de la virilité : Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes

      Lucile Peytavin (8 Mars 2023)

      LA VIRILITÉ, COMBIEN ÇA COÛTE À L’ÉTAT ET À LA SOCIÉTÉ ?

      ​Lucile Peytavin expose les liens entre les injonctions sociales à la virilité auxquelles sont soumis les hommes et la surreprésentation de ces derniers dans les statistiques des comportements violents et à risque. Ce faisant, elle ouvre la possibilité de penser une éducation plus humaniste transmise aux garçons pour construire une société plus égalitaire, plus apaisée et plus riche.

      En France, les hommes sont responsables de l’écrasante majorité des comportements asociaux : ils représentent 83% des personnes mises en cause par la justice, 90% des personnes condamnées par la justice et la population carcérale est à 96% masculine. Ils sont surreprésentés dans tous les types d’infraction et notamment les plus graves. Les ministères de la Justice et de l’Intérieur fonctionnent en grande majorité pour les hommes.

      De ce fait, si tous les hommes ne sont pas délinquants et criminels, l’immense majorité des délinquants et des criminels sont des hommes.

      Cela a un coût financier et humain estimé à des DIZAINES DE MILLIARDS D’EUROS PAR AN. Payé par l’État en services de police, judiciaires, médicaux et éducatifs pour y faire face et par la société qui supporte les souffrances physiques et psychologiques des victimes, et subit des pertes de productivité et des destructions de biens.

      Lucile Peytavin s’interroge sur les raisons de cette surreprésentation des hommes comme principaux auteurs des violences et des comportements à risques : elle déconstruit les idées reçues sur les prétendues causes biologiques et décortique les mécanismes éducatifs à l’oeuvre.

      Alors quel est le coût, en France, en 2021, des conséquences de la virilité, érigée en idéologie culturelle dominante ? Lucile Peytavin pose la question ; n’aurions-nous pas tous intérêt à éduquer les garçons comme les filles ?!

      => Pour en savoir plus sur Lucille Peytavin :  ICI

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