Les réactions immédiates

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Des communiqués de presse pleuvent en réaction après ce coup de force dont on ne trouve aucune justification.

L’ACIPA est scandalisée par les événements en cours sur la ZAD

L’ACIPA est scandalisée par les événements en cours sur la ZAD.

L’ACIPA a toujours défendu que la RD281 devait rester libre après l’abandon du projet d’aéroport pour la circulation de la population et l’accès aux parcelles agricoles. Mais cette route ne sert-elle pas aujourd’hui de prétexte à une intervention plus générale ?

L’ACIPA avait appelé à protéger les lieux de vie, qui doivent pouvoir concrétiser leurs projets agricoles, culturels, sociaux et ruraux. Le mouvement est en train de travailler sur ces projets et était en réflexion pour apporter des solutions plus individuelles sous forme de convention d’occupation précaire dans ces projets collectifs. Des réunions de concertation ont d’ailleurs déjà eu lieu avec la préfecture de Loire-Atlantique. La ferme en devenir des 100 noms portait un vrai projet agricole, un projet solide et pérenne. Son expulsion et sa destruction constituent une ligne rouge que le gouvernement a franchie. D’autres lieux de vie porteurs de projets sont aussi menacés. Ce passage en force, à l’opposé des paroles d’apaisement du gouvernement et de la Préfète, notamment de maintenir une agriculture alternative, est inacceptable et choquant.

Si cette intervention - qui s’apparente à un « César-2 » - n’est pas stoppée immédiatement, l’ACIPA appelle ses adhérents et sympathisants à venir en nombre sur la zone de Notre-Dame-des-Landes dès demain matin pour montrer leur désaccord avec cette opération et à montrer leur solidarité partout où ils se trouvent.

En parallèle, un dialogue de sortie de crise parait plus que jamais indispensable dès les prochaines heures.

L'ACIPA

Communiqué du CéDpa

Le CéDpa a affirmé clairement à plusieurs reprises sa position : réouverture de la route départementale dans des conditions normales de sécurité, soutien aux expériences agricoles, sociales et culturelles en cours sur la ZAD.
 
Si les élus que nous sommes comprennent une opération de police visant à assurer la circulation sur la route départementale, ils demandent à l’État de ne pas obérer définitivement les chances d’une sortie pacifique de ce conflit.
 
La destruction inutile d’un lieu comme celui des «  cent noms » ce lundi après-midi, où existait un vrai projet agricole, risque d’être lourde de conséquences.
 
Nous en appelons à la responsabilité de tous, car nous pensons qu’il est encore possible de trouver un chemin de raison. Cela implique des concessions de part et d’autre. Nous demandons à l’État de ne pas aller au-delà de la libération de la route et de respecter les engagements pris par madame la préfète lors de précédentes rencontres d’étudier les différents projets en cours. Nous demandons par ailleurs aux nouveaux habitants d’accepter les règles minimales nécessaires à leur régularisation.
 
Éviter le pire reste possible mais il y a urgence à reprendre un dialogue constructif...

 

 

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