Fillon, FN : le piège mortel

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La santé prise en otage 

Que Sarkozy aille au diable !! Malgré un caractère inversé, Fillon sera pire ! C’est un ultra réactionnaire de Droite. Avec 10% du corps électoral dont 7% rassemblés autour de Fillon, ces quelques 3 millions d’électeurs ne suffisent pas à prétendre représenter le plus grand nombre, loin de là, mais une machine de guerre qui saura piloter la machine institutionnelle de la 5ème république bourgeoise, pour imposer au plus grand nombre son programme ! Il n’y a rien de légitime à que ces gens, de tendance patriarcale (hommes âgés) nous imposent leur vision du monde. Rien ne le justifie !

Fillon c’est le réactionnaire type « Valeurs Actuelles », celui qui rassemble le parti de la Peur, le parti des Versaillais. Ce parti qui devient méchant, expéditif et assassin lorsqu’il a la peur au ventre ! Et la peur, ils l’ont ! Le printemps dernier contre la loi travail, et la prise de conscience qu’il existait dans ce pays un potentiel révoltaire non négligeable, les a terrorisé ! Lorsque l’on en a encore la possibilité, il vaut mieux choisir son terrain et son ennemi politique, quelqu’un qui sache reculer lorsque la rue et les grèves se manifestent ! Fillon, c’est un Valls ultra réactionnaire sur le plan sociétal, prêt à charger l’Etat de protéger, coûte que coûte, le capitalisme dans sa mutation de crise actuelle. Matraques et 49.3 !! Il aurait fallu, a deux Euros pour le parti républicain, qu’une grosse partie de l’électorat de gauche se mobilise dans cette primaire de droite pour choisir celui contre lequel ils préfèreraient se retrouver un jour. Mais cette culture politique, n’est pas encore arrivée à maturité sur une grande ampleur, beaucoup trop de gens, mélangeant sans les articuler de façon adéquate, leurs affects et leur raison ! Ainsi Juppé, qui aurait pu tenir compte des rapports de force sur le terrain social, est éliminé au profit d’un rouleau compresseur de course ! Ce Juppé, aurait d’ailleurs du quitter le navire pourri de l’UMP-républicains Sarkozystes lorsqu’au plus bas, il en était encore temps, et fonder son propre mouvement, en dehors du panier de crabe des primaires de droite ! Mais ceci ne nous regarde plus, cette option est désormais périmée. Et ce n’est d’ailleurs pas nous qui allons lui donner des leçons de politique politicienne !

Un Fillon au pouvoir, ne profitera pas à l’électorat potentiel de gauche, et bien au delà, tant la casse sociale sera énorme. Par compte, cette perspective, tel un diable sorti de sa boite, semble redonner de l’élan, aux nombreux prétendants et recours politiciens étiquetés à gauche, qui se positionnent concurrentiellement comme des recours alternatifs au Hollandisme, mais aussi au FN, à Fillon et que sais-je encore !! Ce ne sont pas ces politiciens de gauche, dont on connaît bien le rôle joué pendant la lutte contre la loi travail, qui auraient encouragé leurs partisans potentiels à favoriser un Juppé. Ce dernier, les aurait considérablement gênés tant sa popularité restait forte en dehors du cercle nombreux des « républicains » ! Les politiciens de gauche sont trop contents d’avoir un réactionnaire, un vrai de vrai, dans la course, pensant que cela va galvaniser leur programme de gauche, et mobiliser autour !! Mais autour de qui exactement ? Arrive donc le temps des primaires de gauche, de la désignation d’un candidat un seul, avec autour de lui un soutien « Front Populaire » ? Avant la Guerre ? Mais les gauches politiciennes, à l’exception notable, mais minoritaire du point de vue institutionnel, du Parti de gauche, du PCF, de l’extrême gauche électorale, se sont complètement discréditées au moment de la lutte contre la loi travail. La tendance Hollande-Valls, aux manettes du pouvoir, dans ses injonctions et silences dictatoriaux à coup de 49.3, de matraques, de lacrymogènes, de flash ball et autres engins, à prouvé que dans le domaine économique et social ils avaient ouvert la voie antisociale à un type comme Fillon. Le renoncement de Hollande à la candidature, laissant le champ libre à Valls, cela ne changera rien au fait qu’il a été le premier ministre de toute cette politique. Quand aux frondeurs et opposants, au sein du PS, ils ont eu l’occasion unique, de mettre la main dans la merde et de voter la censure, avec la droite contre la loi travail ! Ils ne l’ont pas fait (contrairement aux quelques élus front de gauche et parti communiste) pour ne pas voter avec la droite (qu’ils auraient eu l’occasion de combattre à d’autres moments). Ils ne l’ont pas fait pour ne pas risquer leurs carrières, pour ne pas voir le PS exploser complètement et risquer l’aventure de fonder un nouveau parti sur la base de leurs valeurs ! Ils n’ont pas osé, ils sont définitivement discrédités ! Car cela s’est vu !! Manque de pragmatisme efficace, manque de volonté politique, ce qui promet pour l’avenir des nouvelles promesses !!!

La gauche, dans son ensemble se réjoui, d’avoir à affronter une candidat de la vraie droite ! Persuadée que ses arguments sociaux et sociétaux, feront la différence ! Mais ce moment risque bien d’être sa perte ! En effet, le FN va semer la merde avec son programme social !! Et il est très probable que nombre de gens votent directement Le Pen, en croyant contrer le programme clairement antisocial de Fillon ! Il se pourrait même que nombre d’arguments développés par les gauches, soient repris et ré-amplifiés par le FN ! A son seul profit !

La quadrature du cercle et du piège va se refermer ! Pris en tenaille ! Pris entre le marteau et l’enclume ! D’ailleurs, Nous pouvons déjà entendre, par exemple sur l’hôpital public, des gens plus nombreux que d’habitude, plutôt positionnés à gauche voire à l'extrême gauche, sans pour autant être des militants, annoncer qu’en cas de duel entre FN et Fillon au second tour des présidentielles, ils voteront Le Pen ! A cause de son programme social "plus a gauche" !!

Marine Le Pen ne s’y est pas trompée, dés le lendemain matin de la confirmation de la candidature de François Fillon, elle a annoncé sur les médias, qu’elle dénonçait le formidable plan de casse sociale contenu dans le programme de Fillon !

Le mal est fait, la stratégie intellectuelle opérée depuis plus de 40 ans au cœur des cercles intellectuels d’ultra droite, comme le GRECE et la nouvelle droite, arrive à aboutissement. Leur changement de paradigme culturel, qui fait déplacer le centre du curseur, au milieu d’une dualité mortelle, qui a dominé le temps de l’occupation nazie, est bien là ! La société dans son ensemble, la question sociale, économique comme sociétale, se voit prisonnière, prise en otage entre une droite extrême ultra libérale et antisociale et une extrême droite antilibérale affichant son programme social. Un peu comme si les dualités antagoniques droite/gauche et riches/pauvres se retrouvaient prisonnières d’une totalité fondamentalement réactionnaire. La totalité est là, totalitaire de fait, en ordre de marche, prête à l’ultime bataille devant assurer sa prédominance durable ! C’est à cela que nous somme historiquement en train d’assister, presque impuissants.

Presque …

Ah un petit mot, au passage, sur le député médiatisé Eric Ciotti, soutien fervent de François Fillon, rêvant d’un poste de ministre, avait déclaré après le meurtre de Clément Méric par un militant néo-nazi, avec son habituel air indigné et fallacieusement candide du type du « juste milieu », qu’il fallait renvoyer dos à dos les antifascistes et les fascistes ! Aurait-t-il pendant l’occupation nazie, renvoyé dos à dos les résistants et les collaborateurs ?

Fillon, d’après le Canard enchaîné, est à la tête d’une société de conseil « 2F Conseil » fondée en 2012, et qui lui a rapporté depuis sa création 624 000 Euros. Pas étonnant, qu’il veuille alléger considérablement les charges fiscales des plus aisés, au dépend des plus pauvres, surtout en augmentant la TVA ! Avant de dire président Fillon, disons Professeur Fillon !

Certes, il va y avoir un effet « vases communicants » ! Des voix FN, qui se sentaient mal à l’aise (par intérêt de classe) avec le programme social du FN, vont rejoindre celles qui soutiennent Fillon, mais elles seront compensées, voire de façon démultipliées, par d’autres voix, essentiellement préoccupées par « le social », tant le désespoir est réel et la désillusion consommée sous le règne du roi Hollande !

Pour en revenir à la question l’hôpital qui sera durement affecté par la suppression de 600 000 postes de fonctionnement, il faut savoir qu'il y a déjà 6 mois, des sondages effectués parmi les agents de la fonction publique hospitalière montraient déjà que 25% des fonctionnaires hospitaliers, annonçaient qu'ils allaient voter Le Pen. En effet, elle demande comme tout le monde a l'hôpital, une augmentation du nombre de fonctionnaires hospitaliers (tellement c'est déjà la pénurie). Alors face a un Fillon qui veut faire une grande saignée !!! Qui fera basculer vers l’assurantiel privé, dépeceur des restes de la sécu (donc non accessible à tous), nombre de prestations auparavant assurée par le service public. Au dépend de la santé des moins aisés ! Cependant le programme du FN en la matière, brossant dans le sens du poil les constats (et revendications contre) de graves pénuries de moyens à l’hôpital public, cache une supercherie majeure. En effet, Le Pen veut financer son programme de renflouement hospitalier public, avec la suppression de l'AME et la chasse aux "fraudeurs" de la sécu et des AT ... Ce qui est a la fois dangereux sur le plan sanitaire, absurde quantitativement au niveau économique (le compte n’y est pas) et ignoble (on n’est pas étonné) sur le plan éthique. Mais comme pour l’affaire du Brexit en grande Bretagne, nombre de gens risquent de ne pas être très regardants, à leurs dépend, lorsqu'à bout de souffle, on les flatte dans le sens du poil !!! On se souvient que l’essentiel du programme social des partisans du Brexit, en dehors des affirmations xénophobes, ce fut la promesse démagogique de renflouement de l’hôpital public, que rendraient possible la fin de l’adhésion à l’union européenne ! Ca a bien marché, pour le vote anti Brexit, mais cette promesse électoraliste fut démontée dés le lendemain du vote par un de ses promoteur Nigel Farage, leader du UKIP (et démissionnaire une semaine plus tard) accusant son collègue du camp du «leave » Iain Duncan-Smith, d’avoir été le seul promoteur de cette promesse. Des millions de cocufié-e-s, révélé-e-s en temps réel, quand bien même, leur vote n’aurait eu que le motif de refinancement de l’hôpital public. Un UKIP, aujourd’hui fortement soupçonné d’avoir financé sa campagne Brexit avec des fonds Européens ! Tandis Marine Le Pen va financer la sienne, avec des fonds emprunté aux Russes, se faisant la redevable de Poutine (le grand chef et ami de Fillon)

Avec son programme social, un FN même minoritaire au niveau de sa représentation réelle, peut se retrouver majoritaire au niveau légal, du simple fait de la nature des institutions de la 5ème république bourgeoise combinée à la période d’instabilité sociale et sociétale conséquente de la crispation d’emprise du capitalisme actuel. A noter tout de même, qu’un parti comme le FN, ne deviens réellement dangereux, que lorsque son programme social semble le rendre acceptable, aux yeux du plus grand nombre. Le FN est passé d’un parti ultra réactionnaire à un parti de type fasciste ou national socialiste. Parce qu’il met en avant sa plus belle prise, la question sociale en cage ! Comme fascisme et national-socialisme, bien entendu dans leurs débuts … La suite de l’histoire étant tragiquement plus connue ! Mais que les zélateurs pro FN de la question sociale se méfient, ils ont toujours été éliminés de différentes manières par ces partis après leur victoire. Malgré sa bannière socialisée, le FN reste un parti concrètement pro-capitaliste, qui reste pour un capitalisme en crise de survie, une option politique toujours possible !

Et vu que la situation générale est complètement déstabilisée (assujettissement des Etats à la logique financière des marches capitalistes en crise d'expansion), tout deviens possible et impossible ! Le fascisme et la guerre sont souvent été un recours politique au service du capitalisme lorsqu'il est en crise d'expansion !!

Voilà le paysage qui se découvre pour les prochains mois ! L’enjeu des prochains mois, est d’attaquer le programme antisocial et pro-capitaliste d’une droite extrême type Fillon, mais aussi de démystifier le programme social du Front National. En démystifiant aussi l’ambiguïté des programmes tant contradictoire que paradoxale, des gauches politiciennes, qu’elles s’affichent antisociales et libérales (Valls, Macron) ou sociales (frondeurs et Cie).

Avis aussi à ceux, qui pensent que l’alternance gauche/droite et droite/gauche peut durer éternellement. On vote pour punir le candidat sortant et ses amis ! Et on se dit qu’ainsi, on va avoir la paix ! Cela marche lorsque l’on est en période de relative stabilité économique et social. Mais désormais, faire passer une fois la gauche ou la droite, a des conséquences sociétales, car à la faveur de ces crises politiques dans un contexte instable, les partis se modifient, et les éléments radicalisés d’un côté ou de l’autre, prennent de l’ascendant dans ses partis. Ils attendent leur tour, pour faire passer, autoritairement, leur projet sociétal. Qu’il soit de gauche ou réac !

On l’a vu en Espagne, en 2013-2014, lorsque la droite réélue « populairement » pour punir la gauche, a voulu supprimer le droit à l’avortement ! C’est qu’entre temps cette droite espagnole, était passée sous domination ultra réactionnaire type Opus Dei. Il a semblé bizarre que la droite espagnole se retrouve face à des femmes descendues dans la rue, dont beaucoup avaient voulues elles aussi punir la gauche en votant la droite ! Problème aussi de l’injustice dégagée par les mandats représentatifs et autres chèques en blanc, qui est le terrain favori de tous les « réformateurs » autoritaires, qu’ils soient des droites, ou des gauches ! Problème aussi, c’est qu’au delà de leurs différences fondamentales dans leurs idéologies sociétales, ces gauches et ces droites, sont toutes au service du capitalisme !!!!

La santé publique, se révèle (enfin) être la préoccupation centrale, lorsque la perspective d’une destruction massive (par non renouvellement de départ à la retraite) de postes de fonctionnaires se fait jour.

Il est édifiant, de constater à maintes reprises et échanges verbaux, que parmi les nombreuses personnes qui se disent convaincues de la nécessité supprimer de nombreux postes de fonctionnaires, la plupart d’entre eux s’imaginent qu’il s’agit là, d’armées de ronds de cuir, bureaucrates et planqués dans d’obscurs placards administratifs. Et, très bien payés à ne rien foutre, plutôt haut placés dans la hiérarchie des fonctionnaires ! Bref les responsables des parcours ubuesques et compliqués des démarches administratives qui rendent fou ! Lorsqu’on leur dit, que les fonctionnaires que l’on veut supprimer, ce sont les soignants des hôpitaux, les postiers, les enseignants, et toutes celles et ceux qui exercent une mission concrète de service public, sans distinguer d’ailleurs les titulaires des précaires, ils répondent que ce n’est pas vrai, que ce ne sont pas ces fonctionnaires là, que ce serait absurde car « on en a besoin » ! Et que bien entendu, un candidat qui présente si bien que le leur, ne commettra jamais de telles imbécilités !! Cependant la réalité c’est que leurs positionnements électoraux en faveur de celles et ceux qui annoncent ces programmes, comme Fillon, cautionnent majoritairement à leur dépend le démantèlement de services publics auxquels ils tiennent !

C’est mathématique, l’Eugénisme a déjà commencé. La surmortalité de 2015, au moment des grippes et des périodes caniculaires, traduit qu’au jour d’aujourd’hui, l’hôpital public est déjà fortement sous doté dans ses moyens alloués pour faire face à une augmentation des besoins, qui peuvent se révéler critiques à certains moments de l’année. L’hôpital public deviens donc incapable de soigner tout le monde en fonction de ses besoin propre, cette situation amène à faire des choix expéditifs, dont les plus vulnérables, personnes âgées, handicapés profonds ou complexes, font les frais en premier lieu. Avec la suppression du nombre de fonctionnaires, donc de soignants, cette situation va s’aggraver. Et que l’on ne dise pas que Fillon compensera par de complexes montages avec les systèmes assurantiels privés. Ces derniers se font une guerre concurrentielle intense pour obtenir des pans entiers du gâteau de la sécurité sociale et couvrir telle ou telle prestations exclusive à LEURS adhérents. Lorsque cette guerre entre assurances privées, dites faussement mutuelles, pour certaines d’entre elles, aura dégagé un minimum de groupes assurantiels, alors le montant des cotisations augmentera considérablement, selon les prestations et les profils individuels tracés aussi sur internet. Les plus pauvres et démunis en seront exclus ! Et parmi eux, ceux qui auront des pathologies trop couteuses à soigner, que le service public n’y répond plus, et que leur contrat d’assurance ne les prend pas en charge car au dessus de leurs moyens, ils iront crever dans leur coin ! La médecine, - dans son organisation actuelle-, à plusieurs vitesse, aura passé un cap encore plus meurtrier et eugéniste qu’elle ne l’est déjà aujourd’hui ! Aujourd’hui, certaines prestation, ici et là selon les régions, - que les gens pensent encore relever de l’hôpital public pour tous, - ont déjà basculées, en catimini, vers une logique privée de rentabilité telle que certains malades considérés comme trop lourds et couteux, en sont écartés. Et donc souffrent encore plus et meurent ! Les intentions de « bientraitance, humanisation, qualité », mises en avant par les hiérarchies sanitaires, du ministère aux l’ARS, ne sont destinées qu’à couvrir et déresponsabiliser, juridiquement les collaborateurs carriéristes et promus dans les hôpitaux pour diminuer, toujours plus, les moyens humains. En faisant culpabiliser les personnels des hôpitaux, épuisés, à flux tendus, mis en concurrence les uns contre les autres, et ainsi éviter les conflits sociaux. Les « bonnes intentions » traçables, sont une machinerie juridique destinée à couvrir, décideurs et collaborateurs, des conséquences catastrophiques (et justiciables) pour la santé de leurs décisions et applications. Il s’agit de responsabiliser sinon de criminaliser, par une auto-traçabilité obsessionnelle et bureaucratique des actes soignants, les soignants simplement victimes d’être sur le terrain en essayant de continuer à soigner à flux tendus ! En cas de dérapage grave pour la santé d’un patient, il suffit qu’une erreur soit retrouvé dans une fiche de traçabilité, même n’ayant aucun rapport avec le sujet, pour que le soignant soit lâché par son administration de tutelle, et criminalisé, se retrouvant livré à la justice saisie légitimement par l’entourage de l’usager… Pour le soignant, coupable d’avoir été là, surmené et épuisé, et pour le patient victime d’avoir été soigné dans un service sans moyens adéquats, le paiement est cash ! … Pendant ce temps là, les collaborateurs et décideurs de cette politique restent immaculés au service de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé !

Cependant de nombreuses bonnes pratiques (mais pas toutes) contenues dans les recommandations HAS relèvent de véritables progrès et sont issus de travaux cliniques et de recherche, qui sont des avancées pour l’humanité. Mais au même titre que le sont les associations d’usagers, ces bonnes pratiques, sont prises en otages, par les enjeux de pouvoir, politique, administratif et économique, des hiérarchies qui les manipulent démagogiquement depuis des années !! On le voit actuellement en psychiatrie autour de la question sur l’autisme, sur la contention …

Pour en rajouter, Hollande a déjà prélevé son nécessaire sur les budgets sanitaires, pour financer l’Etat d’Urgence, acceptant de fait le sacrifice nécessaire des plus vulnérables au profit des populations actives et en bonne santé à protéger prioritairement (tout en pouvant les matraquer, lorsqu’elles se rebellent).

L’enjeu est celui-ci, un remplissage des caisses de sécurité sociale par la suppression de l’aide médicale d’état et la chasse aux « fraudeurs », comme le propose Le Front National, au travers de son « Collectif des Usagers de la Santé », relève de la pure démagogie et de la pire des politiques. Le compte n’y est pas ! Les caisses de la sécurité sociale sont vidées tant par la fraude patronale, que le chômage massif qui diminue le nombre de cotisants, que par le surcoût pharmaceutique. Une récente et légère embellie transitoire, dont Marisol Touraine s’est félicité en l’attribuant aux effets de sa politique, n’a été due en réalité qu’à cette légère et transitoire baisse du chômage qui a renfloué un peu les caisses. Pour remplir les caisses de la sécurité sociale, qui financent l'hôpital, puisque le plus grand nombre reste favorable à un hôpital public qui marche bien, il faut qu'un puissant mouvement social à la base, associant usagers et travailleurs de la santé, parvienne à imposer une taxe sur le profit capitaliste. Une réelle compensation (et plus encore) de la robotisation et de l’automatisation du travail productif, qui pour le moment profite seulement au patronat et contribue à la diminution du nombre de cotisants !

Il semble dans cette élection présidentielle, qu’un « débat » va probablement s’ouvre sur la question d’e la nécessité d’un « revenu garanti », afin d’acheter la paix sociale.

L’augmentation prévisionnelle et massive du chômage, par l’extension de la robotisation, de l’automatisation et des algorithmes, laissent planer le spectre de déficits futurs encore plus abyssaux dans les caisses de solidarité ! Que ce soient celles du chômage, de la retraite, et de la sécurité sociale. Avec des conséquences antisociales encore plus fortes que ce que l’on a connu ces dernières années. Pour celles et ceux qui auront encore un emploi dans les secteurs stratégiques non remplaçables par des robots ou algorithmes: travailler plus longtemps dans sa vie, pendant plus d’heures, en étant moins payé !

Si au japon, on présente la robotisation comme un bienfait destiné à faire face au déficit démographique de ce pays, partout ailleurs, c’est pour diminuer le coût du travail et diminuer les charges sociales, et donc augmenter les profits privés, qui ne sont plus garanti par la commercialisation de la marchandise.

Le chômage de masse, reste l’avenir ! Et ce ne sont pas les variations « plus ou moins » de quelques centaines de milliers d’emplois précaires, dans la restauration et l’aide à la personne, améliorées par une meilleure communication internet entre offres et demandes d’emploi, qui endiguera le « tsunami » social qui s’annonce !

Ainsi, donc pour acheter la paix sociale et garantir une allégeance au système, les politiciens de tous bords, de la présidentielle, vont se positionner autour de la question d’un « revenu garanti ». Les ultras libéraux prévoyant un revenu sous condition d’allégeance et d’acceptation de transparence totale de ses données personnelles sur internet, devenues une marchandise exploitable. Hollande qui se retire de la course à la présidentielle 2017, aurait évoqué la nécessité d’un patrimoine universel, non sous la forme d’un legs mais une forme de crédit à vie, sous garantie d’allégeance à l’Etat, qui ferait de tous un débiteur redevable permanent. Valls candidat probable, se positionne sur le sujet !

Mais comme il ne s’agit pas ici, du fameux revenu garanti universel dans une économie distributive, l’enjeu réel reste l’auto-organisation et la lutte massive ! La santé publique, qui concerne tout le monde, et les menaces réelles qui planent sur elle, peut avoir un rôle fédérateur majeur, unissant professionnels et usagers ensemble ! Pour arracher au capital, de quoi financer dignement les caisses de solidarité, et ainsi financer formations et embauches pour tout ce qui concerne l’aide à la personne ! Premier angle d’attaque d’une juste redistribution. Vers l’abolition de la misère ! Organisons nous !

YM – 3-12-2016

 

 

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