Faut-il bruler Facebook

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Un débat récurrent, qui anime bien des soirées et des comptoirs : faut-il utiliser Facebook ?

Il y a les pour et les contre. Comment choisir, comment se décider, et quel camp rejoindre ?

Personnellement, j'ai fait le choix de l'utiliser le moins possible. Je dis bien le moins possible parce que aujourd'hui un certain nombre de gens, d'associations ont fait le choix d'ouvrir leurs pages sur FaceBook, et donc ainsi vous obligent à transiter sur Facebook malgré vous. Ce qu'offre Facebook :  un espace préformaté avec un certain nombre de services inclus. Les pages sont créées grâce à un moteur, qui fait que toutes les pages se ressemblent et rien ne peut être imaginé, rajouté ou modifié. Les services offert par Facebook sont précieux et relativement bien pensés.

Cette uniformisation accentue l'effet d'appartenance à une «communauté» sur lequel tout le succès de Facebook est basé. Cette notion d'appartenance est la clé de voute du site. Avec bien évidemment cette notion d'«amis», ces «like». Ce qui a développé un sorte de jeu : la course aux amis et aux like est une dynamique importe. Et les atouts du mastodonte sont encore bien plus nombreux.

Mais tout cela a un revers. Et ce qui fait ses atouts fait aussi ses défauts. Je n'aime pas le look du site, cet effet de fourretout où le dernier message supplante les précédents, je n'aime pas ne pas pouvoir personnaliser mes pages et les organiser. D'autant plus que les outils actuels d'Internet permettent des merveilles. Je n'aime pas cette course au like qui incite le côté racolage et ragots pour attirer l'audience à tout prix. Je n'aime pas que des modérateurs se permettent d'interdire certaines pages et en autorisent d'autres bien plus douteuses, des critères de sélections basées sur des critères commerciaux ou moraux.

Et puis par-dessus tout il y a l'envers du décor, ce qui est caché : l'appropriation d'Internet par des puissances marchandes, la connivence entres ces puissances marchandes et les pouvoirs politiques, l'utilisation des données, la vente de ces données, le transfert vers les polices, les gouvernements, etc.

Aujourd'hui, posséder les données, les «datas» c'est avoir le pouvoir. Et cette course aux datas est un enjeux bien plus grave qu'on ne l'imagine. Des lanceurs d'alerte nous ont alerté et cela leur coûte l'exil, l'emprisonnement : wikileaks, E. Snowden, les Anonymous, etc. Depuis les tous débuts d'Internet, un certain nombre de veilleurs nous protègent, vous protègent des abus des pouvoirs marchands et politiques. Une véritable guerre se déroule dans l'ombre. Cette guerre de l'ombre, sans atteindre le niveau de Matrix ressemble au film à bien des égards.

 

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