Hommage aux travailleurs Michelin

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Tribune libre

François Michelin est décédé à l'âge de 89 ans. Il a dirigé l'entreprise pendant 47 ans de 1955 à 1999, date à laquelle il a passée la main à son fils Edouard, lui-même décédé en 2006, noyé lors d'une partie de pêche.

« Nous avons appris aujourd'hui avec une très profonde émotion la disparition de Monsieur François Michelin», a indiqué l'entreprise dans un communiqué, sans qu'il lui soit possible d'affirmer la date et le lieu exacte du décès. On savait qu'il s'était retiré dans une institution religieuse depuis quelques temps déjà.

« Sous sa direction, Michelin a connu un développement sans précédent, porté par sa passion pour l'innovation autant que par son exigence de rigueur au service de la qualité. Il a transformé le Groupe en lui donnant sa dimension internationale », fait valoir le groupe. La société Michelin est fondée en 1889 par André et Edouard Michelin et depuis cette date le siège social est resté à Clermont, pratiquement toujours gérée par un membre de la famille.

Ses obsèques ont été l'occasion d'hommages unanimes de la classe politique et financière. Pourtant un ancien ouvrier de Chez Michelin nous envoie son avis d'ouvrier-Michelin, ses hommages personnels qu'il adresse aux ouvriers.

Lussat (63), le Lundi 04 Avril 2015

HOMMAGE

Pendant que d’autres vont vous rendre hommage, moi, Monsieur François MICHELIN, je vais le rendre à ceux qui vous ont permis d’exister.

Je rends hommage aux centaines de milliers de travailleurs anonymes qui ont fait votre fortune et celle de la Maison Michelin.

Je rends hommage aux militants de la C.G.T. et aux travailleurs du siècle dernier qui ont été licenciés, interdits de travail, voir déportés en 1939-1945, comme le communiste Robert MARCHADIER.

Je rends hommage aux dizaines de milliers de licenciés économiques abusifs.

Je rends hommage aux 2500 travailleurs reconnus en maladies professionnelles.

Je rends hommage aux 250 malades de l’amiante dont la plupart sont décédés.

Je rends hommage à tous ceux qui ont été empoisonnés par l’industrie du caoutchouc : benzène, toluène, hydrocarbure, amines aromatiques, radioactivité, fumées, vulcanisations, etc.

Je rends hommage à ceux qui ont combattu la " Cagoule " au sein de votre usine, pendant que certains de vos cadres montaient régulièrement à Paris pour organiser ce mouvement fasciste destiné à renverser la République. Vous avez poursuivi une étroite relation avec la branche la plus conservatrice de l'Eglise, puisque nombre d'observateurs ont pu vous voir au monastère intégriste de Randol proche de Clermont-Ferrand.

Je rends hommage aux «pisses-vinaigre» dont j'étais pour vous, vous ayant tenu tête.
Je rends hommage aux syndicalistes que vous avez haït et décrit comme «les verts dans le fruit».

Je rends hommage aux 189 licenciés reconduit en taxi, dont certains se sont suicidés suite à ce scandale.

Je rends hommage aux travailleurs vietnamiens qui ont été assassinés dans vos plantations après avoir connus l'enfer de conditions de travail rappelant l'esclavage le plus ignoble.

Je rends hommage à ceux qui se sont suicidés, au travail ou à leur domicile, suite au harcèlement mis en place contre eux.

Je rends hommage à ceux qui, comme moi, ont eu leur carrière bloquée et ont été discriminés pour, je cite : «Ne respecte pas les valeurs de l’entreprise» .

Je rends hommage aux syndicalistes, anarchistes, communistes, chrétiens etc... qui ont été victimes de discriminations au travail permanentes.
Je rends hommage aux 7500 licenciés qui ont fait grimper la Bourse pour vos profits, et qui se résume à cette expression méprisante de « licenciements boursiers ».

Je rends hommage également à ceux qui, aujourd’hui, luttent dans vos usines de par le monde.

Pour conclure :

Vous venez de décéder à la maison de retraite « les Petites Sœurs des Pauvres » aux Carmes, comme apparemment un pauvre gueux. Jusqu’au bout, vous avez véhiculé votre image de l’homme humble. J’ose espérer que vous avez déclaré un mécénat pour dons aux œuvres religieuses.

Mais, vous faites partie de la grande bourgeoisie industrielle et financière malgré vos airs de simplicité, cet habillage n’a trompé que ceux qui ne voulaient pas voir et ceux que cela arrangeait.

Oui, j’ai appris sous vos ordres que les lois de la République ne s'appliquent pas derrière les portes de vos usines et coffres. Ce qui s’applique, c’est le système Michelin dit de la Maison : «L’autorité ne se partage pas, elle s’incarne».

Oui, Monsieur vous m’avez haït avec votre système Maison, parce que je partageais les idées de la CGT et du parti communiste. Vous me considériez comme un ennemi de l’intérieur, un terroriste. Effectivement, j’en étais un, qui combattait la terreur que vous faisiez subir aux salariés qui ne se conformaient pas dans le moule de la Maison. Aujourd’hui, je vous rends la monnaie de la pièce comme pendant les grandes grèves contre l’augmentation de notre prix horaire «20 centimes de francs».

Oui, Monsieur nous ne sommes pas de la même classe sociale, je fais partie des gueux et je reste debout avec ma classe, celle des travailleurs.

Oui, Monsieur combien de fois ais-je entendu cette phrase venant d'un tel qui était brimé, de mauvaises conditions de travail, ou après une injustice de la hiérarchie. : «Ah ! Si François savait tout cela, ça changerait». Votre paternalisme fonctionnait bien.

Mais, Monsieur, vous saviez tout cela, car vous étiez le Patron, c’est vous qui dirigiez le navire et donc toute la philosophie Maison. Comme le dit Yvan LEVAÏ dans le film Paroles de Bibs : «Bien sur qu’ils en ont fracassé du monde dans l’usine, mais la morale est sauve, le Patron est là et il va à la messe le dimanche».

Oui, Monsieur, le jour de votre enterrement, je ferais la fête avec mes amis, comme les mineurs Gallois pour le décès de Madame THATCHER . Je vous dois bien cela pour tout le mépris que vous avez montré à mon égard.
Je ne regrette rien, si cela était à refaire, je le referais.

Un gueux, ouvrier et syndicaliste Michelin,

Jean-Pierre SEREZAT

La Cagoule

L'histoire de la Cagoule, organisation terroriste qui entreprit de renverser la République en 1936, demeure l'unique exemple en France d'une tentative de prise du pouvoir par un groupe fasciste. À partir d'archives inédites, une enquête palpitante sur un épisode qui n'a pas encore livré tous ses secrets.

Documentaire (54 mn)

Réalisation: : William Karel
Conseiller historique : Frédéric Freigneaux
Coproduction : La Sept ARTE, France 3, Gaumont Télévision, La Compagnie des Phares et Balises

Le 11 octobre 1948 s'ouvre devant la cour d'assises de Paris le procès des membres de la Cagoule, une organisation secrète d'extrême droite apparue dans les années 30. Dans le box, quarante prévenus doivent répondre aux accusations d'assassinat, d'attentat, d'atteinte à la sûreté de l'état et de tentative de putsch...

Histoire d'un complot

C'est au lendemain de l'échec de la manifestation du 6 février 1934, au cours de laquelle des milliers de manifestants d'extrême droite ont marché sur le Palais-Bourbon, que des militants activistes issus de l'Action française (mouvement royaliste et antisémite dirigé par Charles Maurras et Léon Daudet) décident de créer un mouvement insurrectionnel, le Parti national révolutionnaire. Lorsque, le 18 juin 1936, le gouvernement du Front populaire de Léon Blum dissout les ligues d'extrême droite, ces dissidents nationalistes et anticommunistes entrent dans la clandestinité en créant un comité secret d'action révolutionnaire, la Cagoule, avec pour objectif la prise du pouvoir au moyen d'un putsch.

Tête pensante de la Cagoule, Eugène Deloncle, polytechnicien décoré de 14-18, construit son organisation sur le modèle de la franc-maçonnerie, avec ses rites et ses serments. Ses bras droits sont chargés du trafic d'armes, des contacts avec les entourages de Mussolini et de Franco, et de la collecte de fonds auprès des industriels inquiets du "péril rouge" (Renault, Lafarge, Cointreau, Saint-Gobain, Ripolin, Lesieur, Michelin...). En novembre 1937, après une série d'attentats et d'assassinats, Deloncle invente la menace d'un coup d'état communiste orchestré par Staline pour entraîner les militaires dans l'aventure. L'opération échoue. Le 23 novembre 1937, Marx Dormoy, ministre de l'Intérieur du gouvernement du Front populaire, annonce la mise en échec d'une conspiration d'extrême droite visant à s'emparer du pouvoir avec la complicité d'une partie de l'armée. La Cagoule, qui regroupait environ 10 000 hommes, est démantelée.

Que sont-ils devenus ?

Les principaux inculpés de la Cagoule sont libérés dès 1939 ; beaucoup se retrouveront dans l'entourage de Pétain. Lorsque s'ouvre leur procès, en 1948, la plupart sont en fuite, en Espagne notamment. Mais l'esprit de la Cagoule va se perpétuer, notamment dans le putsch des généraux d'Algérie en 1961. Et, en 1991, une curieuse affaire éclate : un membre du conseil d'administration de la société de cosmétiques L'Oréal révèle que son entreprise aurait servi de filière de reconversion pour d'anciens "cagoulards"...

Paroles de Bibs

Film documentaire français de Jocelyne Lemaire-Darnaud - 2001 - 96 min.

Fin 1998, Grasset publie "Et pourquoi pas ?" le livre de François Michelin. Ce grand patron de l’empire du pneu y présente sa vision du monde sous un vernis théologico-économique, et fait mine de lever le voile sur le secret qui a toujours entouré la firme Michelin.

Jocelyne Lemaire-Darnaud décide alors de donner un droit de réponse aux ouvrier-e-s de l’usine de Clermont-Ferrand. Après avoir bataillé longtemps pour trouver les fonds pour tourner son film, elle se rend sur place et interviewe plus de 200 travailleur-se-s de Michelin (à qui elle prend soin de présenter le livre pour avoir leur avis). Parole de Bibs est donc une parole ouvrière (les cadres et la direction ont d’ailleurs refusé tout entretien) : une parole lucide trop souvent oblitérée à l’écran.

Le film est bouclé au moment où l’entreprise annonce un plan de licenciement de 22 500 personnes. La direction refuse toujours de se prononcer d’une quelconque façon à propos d’un film trop "partisan" à son goût.

Si la réalisation est parfois maladroite (effets douteux sur l’image, étrange parti pris musical...), elle conserve le mérite de mettre face à face les écrits de François Michelin (qui ment visiblement comme un arracheur de dents) avec les récits des ouvrier-e-s qui dévoilent le quotidien d’une usine aux méthodes très dures : pressions psychologiques, accidents à répétition, méthodes de management impitoyables, cynisme de la direction... Un léger détour est même effectué pour rappeler le rôle de Michelin lors de La Cagoule dans les années 30. Mais la parole du film reste sans doute ce constat simple, et pourtant primordial, d’une ouvrière : "tout ce qu’on a obtenu chez Michelin, ça a toujours été grâce aux luttes qu’on a menées".

À une époque où l’idéologie dominante considère la lutte des classes comme une relique ringarde d’un passé révolu, Parole de Bibs montre que les patrons la pratiquent toujours couramment et que la riposte est le seul langage qu’ils peuvent comprendre.

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=111

Paternalisme

Ce documentaire présente les réactions d'une dizaine de travailleurs des usines Michelin de Clermont-Ferrand aux propos de leur patron publiés dans son livre Et pourquoi pas ? Ces témoignages, tour à tour drôles et émouvants mais toujours révoltants montrent la réalité du système paternaliste, véritable marque de fabrique des relations sociales dans la maison Michelin : cadences infernales, volonté d'emprise totale sur les individus, mépris des ouvriers, non-respect du droit du travail, chasse aux syndicalistes… une parole ouvrière juste et fière qui casse le mythe du patron humaniste. Le film évoque même le soutien apporté par Michelin dans les années 30 à l'organisation fasciste La Cagoule et qu'il apporte aujourd'hui aux franges les plus réactionnaires de l'Église catholique.

Un film à voir pour ne pas oublier que les travailleur(se)s ont toujours raison de se révolter !

http://alternativelibertaire.org/index.php?dir=journal/al104&page=104_15.html&n=1

Prendre au mot

Quand Jocelyne Lemaire-Darnaud découvre " le meilleur ouvrage économique de l'année " (Prix Maxim business Club), elle est d'abord emballée par une telle initiative…avant de déchanter. Le cogérant de la firme de Clermont-Ferrand n'a pas lésiné sur les poncifs, tels que " J'adore faire la vaisselle ", " Il n'y a pas plus écologiste qu'un capitaliste ", ou encore " Aimer quelqu'un, c'est l'accepter tel qu'il est "…Son sang ne fait qu'un tour : elle décide de prendre Bibendum au mot et termine son projet de documentaire, quelques semaines seulement (ironie du sort ?) avant que Michelin n'annonce des bénéfices en forte hausse et la suppression de 7 500 postes, en septembre 1999.

Le parcours du combattant

Pour la cinéaste, le parcours du combattant commence. Déboutée par Arte (trop militant pour nous), l'INA (pas touche à Michelin), Canal + (pas de place dans la grille) et le Ministère du Travail (pas dans nos priorités), elle trouve finalement son financement chez Bac Film (merci Jean Labadie). Au début, Bibendum lui donne carte blanche pour mener son enquête (" La vérité ne nous fait pas peur ", sic). Deux heures après, changement de ton : " Si vous voulez rentrer dans les ateliers pour dire du mal de Michelin, c'est non ! " Qu'à cela ne tienne : elle rencontrera entre 150 et 250 personnes au total (la plupart cégétistes ou licenciés), dont elle ne conservera qu'un échantillon. "Dès le début, j'avais décidé de procéder par plans fixes, en interviewant les gens chez eux, pour qu'on les reçoive de plein fouet. " 

Droit à la parole

L'idée de départ : reprendre la parole écrite de François Michelin et laisser les ouvriers (les Bibs, diminutif de Bibendum) réagir. Le résultat est une succession d'entretiens drôles, pertinents et énergiques (bande-son rock), un vrai docu social mais sans victimes, la réalisatrice ayant préféré supprimer les pleurs au montage. Au-delà du simple droit de réponse des ouvriers, le livre est surtout un prétexte à raconter la vie quotidienne à l'usine et ce que sont l'esprit, la culture, et la mémoire de Michelin : un groupe paternaliste aux relations sociales bafouées où les augmentations se font " vingt centimes par vingt centimes ", où les ouvriers crachent une salive noire que l'on est incapable d'identifier sous peine de divulguer le secret de fabrication maison, où les salaires culminent à 7000F par mois après vingt-deux ans de boîte, et où " le silence est un devoir "…

Vision manichéenne et réductrice

Comment rester zen lorsque Yvan Levaï déclare : " Evidemment qu'on a fracassé des hommes, mais au moins, le patron est toujours là, vertueux " (! ! !) La santé et la vie d'un homme ne pèsent pas lourd face à un pneu (et à contrat juteux avec une maison d'édition…). Malgré une bonne volonté militante de départ, malgré la force de cette parole ouvrière libérée, le film reste malgré tout bancal. En ne donnant que la version des travailleurs sans le contrepoint des "accusés", en choisissant comme matière première un livre qui est déjà une caricature en soi, "Parole de Bibs" propose une vision manichéenne et réductrice de l'entreprise. 

Extension du domaine de la lutte

Et quand, en outre, Bibendum tend le bras en l'air pour illustrer les liens de Michelin avec le mouvement d'extrême-droite des années trente, La Cagoule, ni vu ni connu, on ressent tout à coup un profond malaise dont on aurait largement pu se passer, sans remettre en cause les qualités du film. Dommage…"Ce film est une extension du domaine de la lutte, explique la cinéaste. J'aurais aimé pouvoir poser une question à François Michelin : pourquoi ne mettez-vous pas réellement votre intelligence au service des hommes ?" La réponse n'est pas prête d'arriver. Droit de réponse

Dans l'immédiat, "Michelin ne souhaite pas s'exprimer dans la presse sur ce film partisan". Invité à une projection presse, le Directeur de la communication de la firme a assisté à la séance sous une autre identité, tandis que le quotidien local de Clermont-Ferrand, La Montagne, a " omis " de mentionner le film dans ses pages. Des réactions attendues qui prouvent au moins une chose : il fallait faire ce film.

http://www.technikart.com/

A lire

Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours :

Le vrai visage du capitalisme français

La Découverte, 05/11/2009 720 p ISBN : 9782707157645

Table des matières

Introduction, par Benoît Collombat et David Servenay

« Moraliser le capitalisme » – Du compromis social de 1945 à l’« ère des tueurs » des années 2000.– Triches et connivences…

I / De la collaboration à l’anticommunisme, la reconstruction d’un système (1945-1968)

Les alliances du patronat et de l’État planificateur, par Frédéric Charpier

Des « comités d’organisation » de Vichy à la création du CNPF en 1946 – Nationalisations et planification : l’empreinte de Jean Monnet – Schizophrénie patronale – La « ruée vers l’Est » du patronat français – Une pluie de dollars pour le lobby colonial

La Cagoule, l’école du pouvoir, par Frédéric Charpier

Une société secrète, hyperhiérarchisée – L’étrange plasticage du patronat français – Dans les arsenaux de la Cagoule – L’ombre des hommes de Michelin – 1948 : le procès pour la forme des « cagoulards »

De la collaboration économique au recyclage des « collabos », par Frédéric Charpier

Havas, Crédit lyonnais, Pechiney, Ugine, Kuhlmann : une intense collaboration économique – La mansuétude des tribunaux à la Libération et les (rares) exceptions Renault et Gaz de Paris – D’Air France à L’Oréal, l’impunité à bon compte – L’empire Boussac : des affaires sous l’Occupation à l’aide du plan Marshall – Baudouin, Thomasson, Bousquet : les rescapés de l’épuration accueillis à la Banque de l’Indochine

Les patrons sous l’Occupation : guerre des mémoires et bataille des archives, par Benoît Collombat

Des sociétés mixtes au service des nazis – Quand l’UIMM réécrit sa propre histoire – Archives interdites ?

André Boutemy, le porteur de valises du patronat, par Benoît Collombat

De la Synarchie à l’énarchie, par Frédéric Charpier

La Banque Worms au cœur de la Synarchie – Le groupe « X-Crise » des années 1930, ou le rêve technocratique des polytechniciens – « L’Inspection des finances est aux finances ce que le grand état-major est à la guerre » – 1945 : l’ENA, moule de la formation des élites

L’histoire secrète des grèves de 1947-1948, par Frédéric Charpier

La révolte sociale gronde – Novembre 1947 : grève générale et répression – Le défi lancé aux « gueules noires »

Quand la CIA reconstruit l’économie française, par Frédéric Charpier

Préparer la scission de la CGT – Des hommes de main sur les docks – Les fonds secrets de Jean-Paul David – Le « plan Cloven » de la CIA : briser les reins du PCF – Un état-major anticommuniste, entre officiels et officines.

Georges Albertini, l’éminence grise de l’anticommunisme, par Benoît Collombat

1942 : « C’est la terreur qu’il faut mettre à l’ordre du jour » – Rescapé de l’épuration – Les « poupées russes » de la maison Albertini – L’« ami » de François Mitterrand

Groupe Bildeberg, Siècle et clubs anticommunistes : les discrets lieux de pouvoir de l’élite patronale, par Frédéric Charpier

1954 : la création du « groupe Bilderberg » – 1944 : naissance du Siècle, premier club de pouvoir – Bérard-Quélin, dit « BQ », l’entremetteur né – Le Centre des hautes études américaines : un club proaméricain soutenu par le patronat et l’Institut de France – 1954 : le CEPEC, un centre de propagande anticommuniste lié aux intérêts coloniaux

Les caisses de congés payés du BTP, la très discrète cagnotte patronale héritée de Vichy, par David Servenay

Un héritage de Vichy, dont les syndicats s’accommodent très bien – Un système parfaitement verrouillé et généreux – Les détournements organisés par la droite de cohabitation

Médecine du travail : détournements sur ordonnance, par Benoît Collombat

De Vichy aux années 2000 : comment la médecine du travail est devenue un lucratif marché… – Salaire illégal et 4x4 de luxe : les dérives des « services de santé au travail » – Quand le Medef se finance avec l’argent des cotisations – Hauts-de-Seine : la Direction du travail ferme les yeux sur les malversations

La très obscure histoire du 1 % logement, bétonnière à scandales, par Erwan Seznec

Années 1960 et 1970 : dérapages en série – Les casseroles du « 1 % », à droite comme à gauche – La « paix des braves » impossible entre Dewavrin et Parisot – La Foncière logement, paravent de la « mixité sociale »

– Les derniers scandales des années 2000, ou la fin pitoyable d’une grande idée

L’or noir de la République, par David Servenay

Le pétrole confié à un homme du renseignement – Le BRP : tête chercheuse du pétrole et du gaz. – Le temps de l’exploration… des colonies – Une décolonisation « sous contrôle » – Les « émirs de la République » tirent les ficelles en Afrique – La genèse des commissions occultes

André Tarallo, le Foccart du pétrole, par David Servenay

Une promo de l’ENA en Algérie, avec Chirac – Le « Monsieur Afrique » d’Elf dans l’armoire aux secrets – « Les commissions, c’était automatique, il fallait les verser » – Les déchirements de la bataille Balladur-Chirac

Marcel Dassault et les armes du pouvoir, par Martine Orange

Le compromis de 1949 – Un concubinage si profitable avec l’État – « Je les ai tous payés » – Une holding très secrète – L’État aux aguets

Sylvain Floirat : le dernier secret du milliardaire autodidacte, par Benoît Collombat

« Faut que ça fasse du gras ! » – « Opération X » sur le trafic d’opium – Les confidences d’Aussaresses

La CGE d’Ambroise Roux, archétype du « champion national », par Martine Orange

La CGE passe à côté du nucléaire – La reconstruction de l’empire – Ambroise Roux, un pompidolien grand teint – 1968 : le « Yalta des télécommunications » entre Thomson-CSF et la CGE – Bras de fer avec l’État.– Un « capitalisme sans capitaux »

Gérard Mulliez, l’empereur secret de la grande distribution, par David Servenay

En 1955, la famille Mulliez organise le pacte « Tous dans tout » – Le secret du succès ? Un gourou de la distribution rencontré aux États-Unis – Pour vivre heureux, restons cachés

Les milliardaires des Trente Glorieuses : Bouygues, Leclerc et les autres…, par Martine Orange

Bras de fer en Île-de-France – Bouygues, entrepreneur de toutes les audaces – Les investissements politiques de Francis Bouygues dans la France gaulliste – Grande distribution : l’invention du système Leclerc – Et l’hypermarché apparut : Carrefour, Casino, Cora, Promodès…

Quand le patronat organisait l’immigration clandestine, par Erwan Seznec

1970 : Francis Bouygues plaide pour le regroupement familial – Un racisme tranquillement assumé – Des Marocains syndiqués dénoncés à la police marocaine – Le tournant de la circulaire Fontanet-Marcellin de 1972

II / L’émancipation sauvage du capitalisme français (1969-1981)

Les années Pompidou et Giscard : les patrons reviennent (vraiment) aux commandes, par Benoît Collombat
La reconquête des esprits – « Caisses noires » patronales et officines antigauchistes – L’État giscardien au service des grands patrons « libéraux » – Les « hiérarchies parallèles » du patronat – Recycler l’extrême droite, amadouer les socialistes

Georges Albertini, conseiller social occulte de Georges Pompidou, par Frédéric Charpier

« Contribuer à l’orientation de la politique syndicale dans un sens constructif » – « Ne plus faciliter le recrutement des contestataires parmi les jeunes ouvriers » – Faire de la publicité au « salaire indirect » – Comment « manœuvrer sur le terrain syndical »

Le pillage organisé de la formation professionnelle, par Benoît Collombat

2 millions d’euros en liquide dans un coffre – Cet argent servait à « arroser » ceux qui en savaient trop – Les étranges dépôts en liquide de la Caisse des dépôts – « C’est vraiment un système mafieux ! »
Émile Boursier, l’homme de la caisse noire du patronat, par Frédéric Charpier

1936, la première caisse noire du patronat – La création de l’EPIM, un subtil équilibre des forces

Lip, 1973 : la grande peur du patronat, par Benoît Collombat

« 480 à dégager » – « Le patron a besoin de toi. Tu n’as pas besoin de lui » – « Lip-la-lune » : l’offensive d’un patronat de choc – « Il faut tuer Lip ! » – « Chirac a tué Lip une deuxième fois » – « Un capitalisme dans lequel la finance a remplacé l’entreprise »

François Ceyrac, l’apparatchik du patronat, par David Servenay

Une jeunesse bourgeoise des années 1930 – Un spécialiste du dialogue social, libéral et proche de Delors

Les noires méthodes des « syndicats jaunes », par Benoît Collombat

Un encombrant passé… – L’œil bienveillant de la CIA – Noyauté par le SAC – Opération commando chez Peugeot – « Tu files droit ou je te casse ! »

Journaux bidons et media training : quand le patronat des années 1970 fait campagne, par Benoît Collombat

Avril 1974 : l’extrême droite au service du patronat pour l’opération France-Matin – Par millions d’exemplaires, les supports de l’offensive idéologique Made in CNPF de 1973-1974 – Alain Madelin dans le rôle du syndicaliste CGT : les media training du patronat

De l’extrême droite au patronat : Madelin, Devedjian, Longuet et les autres, par Frédéric Charpier

Les poulains de la « Maison Albertini » – Alain Madelin, un « élément prometteur » – Entre extrême droite et patronat, les réseaux de Guy Lemonnier – Jean-Jacques Guillet, un parcours singulier – Le recyclage des anciens d’Ordre nouveau – Le lent déclin de l’Institut d’histoire sociale

Les « patrons rouges » au cœur des rouages financiers du Parti communiste français, par Frédéric Charpier

Jean Jérôme, le financier occulte du PCF.– Empire immobilier et « trust » de la communication – Quand le Parti sert d’intermédiaire avec le « grand capital » – La Sorice et le Bérim, mamelles des industriels français

– « France-Navigation » : la cagnotte du Parti – Jean-Baptiste Doumeng : la success story du « milliardaire rouge

»
Aimé Aubert, agent d’influence du CNPF, par Benoît Collombat

« Aubert a bien travaillé ! » – Des notes de synthèses dignes des RG

Les « barons voraces » du financement politique, par Erwan Seznec

Le scandale de la Garantie foncière : les coulisses de l’État UDR – Les dossiers explosifs de Gabriel Aranda – L’invention des bureaux d’études et de la communication politique « à l’américaine » – Grandes surfaces, petites enveloppes et « petits juges »

Aux origines des caisses noires du patronat, par David Servenay

Un secret bancaire bien gardé chez les élites – Le mystère des empires industriels coloniaux – Armes et pétrole : les deux mamelles des caisses noires – Les excédents d’Elf à l’assaut des paradis fiscaux – Les mécanismes du protocole Guillaumat

Quand François Duprat faisait trembler le patronat, par Benoît Collombat

Nom de code : « Hudson » – « Révéler l’action secrète d’Albertini » – « Comment certaines “éminences grises” disposent de moyens de pression exorbitants » – Les archives virulentes des Cahiers européens – La rencontre Duprat-Albertini

Quand les syndicats verts font la loi dans les campagnes françaises, par Erwan Seznec

L’alliance inattendue des années 1950 entre le gaullisme et la FNSEA – La naissance des émeutiers entrepreneurs – La cogestion avec le pouvoir : du redécoupage du territoire à l’action « coup-de-poing » – Des spécialistes de la gestion de crise : l’hégémonie de la FNSEA – Les années 1970 : un ami nommé Jacques Chirac – 1975 : l’invention des « cotisations volontaires obligatoires » au profit exclusif de la FNSEA – Une justice clémente avec les barons du syndicalisme agricole – La gauche, entre peur et résignation

Les bonnes affaires immobilières de La Défense, par David Servenay

Le Yalta de la banlieue parisienne – L’EPAD, un chantier public quadruplé – Christian Pellerin, le « roi de La Défense » défait par les pots-de-vin de la Tour BP – L’affaire des mètres carrés fantômes et le plan Sarkozy

L’État au secours des patrons en faillite : du sauvetage des Wendel à la bonne fortune de Bernard Arnault, par Martine Orange

Fortune d’acier – Un secteur stratégique… sous assistance de l’État – Années 1970 : l’État au secours des Wendel – La chute de l’empire Boussac et l’ascension des frères Willot – La fin des Willot à l’origine de la fortune de… Bernard Arnault

III / Le socialisme patronal (1981-1987)

La revanche des patrons, par Martine Orange

Panique à bord ! – Le choc des nationalisations – Yvon Gattaz, paria du CNPF – Sous la férule d’Ambroise Roux – Le temps de la restauration

« Au secours, la gauche arrive ! » : mai 1981 ou le cauchemar du patronat , par Frédéric Charpier

La valse des sondages contradictoires, euphorisants pour la Bourse, déprimants pour les patrons – Les ravages de la rumeur : stockage de sucre et fuite des capitaux

1981-1986 : la guerre des deux Yvon à la tête du CNPF, par Martine Orange

Manœuvres en coulisse – Le retour de la droite en ligne de mire.

Jacques Attali : dans les affaires du Prince, prince des « affaires », par Benoît Collombat
L’élève de Raymond Barre – Convertir la gauche au néolibéralisme – Microcrédit, maxiprofits – Au secours des « champions de la finance »

La Fondation Saint-Simon, les habits de gauche du néolibéralisme, par Erwan Seznec

Le précédent du Club Jean Moulin – Jeter des ponts entre deux mondes – Les énarques au sommet, la presse à leur service – Une certaine conception de l’élite – Les « idiots utiles » du libéralisme
« Vive la crise ! » : l’Évangile des apôtres de la rigueur, par Benoît Collombat

Une nouvelle race de samouraï

Alain Minc, marchand d’affaires et d’idéologie, par Erwan Seznec

Le conflit d’intérêt comme mode de fonctionnement

CFDT : des petits arrangements avec le paritarisme à la nouvelle alliance avec le patronat, par Erwan Seznec

Un « syndicalisme d’appareil »… financièrement dépendant – Le jeu dangereux du paritarisme – La « chasse aux rouges » de 1988 et l’arrivée de Nicole Notat – Le « grand tournant » de 1995 et les vagues de départ de 2003

Bernard Tapie, symbole d’un système secret d’enrichissement « made in Crédit lyonnais », par Martine Orange

Aux origines d’une fortune : Manufrance 1980, grâce au Crédit Lyonnais – Avec Jean-Louis Borloo, un système industrialisé – L’homme des socialistes – Tous profitent… – Tapie condamné pour l’exemple
Le handicap, pompe à finance des organisations professionnelles , par Erwan Seznec

Une bien riche association… – Des permanents du Medef rémunérés sur les fonds du handicap – Une machine qui tourne à vide, mais pas pour tous… – Après l’Agefiph, le Fiphfp…

PS et RPR à l’heure des privatisations des années 1980 : grandes manœuvres et petits arrangements, par Erwan Seznec

Des privatisations lancées par… la gauche à la grande braderie de la droite – Des maçons au service de maçons – De Havas aux « noyaux durs » – Les juteuses affaires de la privatisation des ondes – Où est passé l’argent des privatisations ?

Baudrecroux, Bouygues, Hersant, Rousselet : à l’assaut de l’audiovisuel dérégulé, par David Servenay

Les promesses des cent dix propositions.– NRJ ou la guerre des ondes dans la rue.– 1984-1986 : le lancement de Canal Plus, de La Cinq et de M6, oula naissance des « médiacrates ».– 1987 : Bouygues met la main sur la « pompe à pub » TF1.– TF1, chaîne balladurienne, chiraquienne puis sarkozyste…– Quand l’info devient une machine à Scuds politiques

Le « groupe Ampère », ou la tentative avortée de reconquête catholique des esprits dans les années 1980, par Erwan Seznec

Avec le soutien de François Michelin et Claude Bébéar – Astérix, Lucky Luke et les Schtroumpfs dans l’escarcelle de Média-Participations – La « toile d’araignée des cathos de droite »

Quand les francs-maçons font des affaires, par Frédéric Charpier

Les sombres affaires des « frères lumière » – La saga de la SAGES – Les « frères » patrons, une tradition maçonnique – Bouygues dans la tourmente des affaires d’« initiés » – Le juteux marché de la Très Grande Bibliothèque pour Bouygues

L’industrie pharmaceutique, école du lobbying, par David Servenay

L’industrie la plus rentable du monde – Le contrôle de la recherche et de l’expertise – Le marketing ? Former et mobiliser les prescripteurs – Une nouvelle maladie : la timidité – Infiltrer et recycler le monde politique – Dernière étape : un discret décret vers la publicité pour le médicament

IV / La mondialisation en marche (1988-1997)

Le triomphe du capitalisme financier, par Martine Orange

L’Amérique est à nous – La fin du rêve européen – Banquiers d’affaires, les nouveaux gourous – L’entreprise, simple objet – 15 % de rentabilité annuelle : le marché comme maître – La Chine, nouvel eldorado

Claude Bébéar, le parrain de la place, par Martine Orange

Un libéral à l’abri du monde mutualiste – Antigaulliste viscéral – Au cœur du pouvoir catholique – La conquête idéologique du patronat – La bagarre secrète entre Claude Bébéar et Michel Pébereau

OPA sur l’école : l’éducation sous l’emprise de l’entreprise, par Benoît Collombat

Contre les « Khmers rouges » de l’Éducation nationale – Pianos-bars, vins fins et alcools à volonté – De l’argent liquide au Conseil supérieur de l’enseignement – Quand «les boss invitent les profs »

La contre-révolution de la communication patronale, par Benoît Collombat

L’affaire Mittal/Arcelor : la guerre secrète des communicants – Méaux et Calzaroni, les « faiseurs de rois » – Sous le signe de l’extrême droite, de la « bande à Léo » et du patronat – La « révélation » du colonel Michel Frois – « Pour se servir de la presse, il faut d’abord la servir » – Du choc de Suez en 1956 à l’électrochoc de Mai 68 – Jeux télévisés et Shadocks au service de l’entreprise – Les larmes très télégéniques d’un patron

Lagardère, le protégé du pouvoir, par Martine Orange

1987 : le camouflet de la privatisation perdue de TF1 – Un jeune homme pressé.– L’art de plaire à l’Élysée – Traitement particulier pour Matra – La faillite de La Cinq et le tour de passe-passe autour de Matra et Hachette – Opération « Couper les ailes de l’oiseau » – Main basse sur Airbus

BCCI, Crédit lyonnais, Pechiney : l’explosion des affaires financières, par Frédéric Charpier

BCCI : la blanchisseuse des narcodollars – L’affaire du Crédit lyonnais : plus de 16 milliards d’euros de perte au frais du contribuable – L’échec européen de la lutte antiblanchiment – Les initiés de Pechiney
De l’affaire Urba à la cassette Méry, ou l’art de racketter petits (et gros) patrons (consentants), par Frédéric Charpier

La pompe à fric Urba – Gérard Monate, ou la solitude du collecteur de fonds – Le Gifco, ou le trou noir financier du PCF – Les HLM de la Ville de Paris ou la vache à lait du RPR

Jérôme Monod, un chiraquien taille patron, par Frédéric Charpier

Dans l’ombre de Jacques Chirac – Entre les gouttes de l’affaire de la Lyonnaise des eaux – Un homme de réseaux

Nicolas Bazire, le pantoufleur de luxe, par David Servenay

Les « deux Nicolas » – Des commissions sur des contrats d’armements

SNCF, EDF, GDF, retraites complémentaires : la dérive des combines du paritarisme, par David Servenay

La belle idée du paritarisme à la française – La gestion très libérale de la CGT à la SNCF – EDF-GDF ou le trésor du premier CE de France – Le scandale oublié des caisses complémentaires de retraite – Une stratégie suicidaire pour les syndicats ?

La mortelle efficacité du Comité permanent amiante, par Erwan Seznec

Un puissant lobbying pour « filtrer l’information » – L’apathie des syndicats, l’aveuglement de la médecine du travail – Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, bis repetita

Après nous, le déluge : les legs encombrants du patronat pollueur, par Erwan Seznec

Des désastres parfaitement prévisibles – De la vallée de la mort de l’amiante à la mine d’or de Salsigne – Métaleurop, le dossier plombé – L’aveuglement de l’État.

V / L’ère des tueurs (1998-2009)

Le temps des néolibéraux : du CNPF au Medef, par David Servenay

L’arrivée des « tueurs » – Le statu quo patronat-syndicats des années Chirac – L’échec de l’autorégulation, le business de l’éthique – La triche, vade-mecum des affaires

Denis Kessler, le « tonton flingueur » du modèle français, par David Servenay

Marier risque et politique.– Une « refondation sociale » au profit…des patrons

La contre-révolution libérale, ou le démantèlement de l’État social, par Erwan Seznec

« Défaire méthodiquement » l’héritage du Conseil national de la Résistance – Attaque concertée sur l’assurance-maladie – Le « trou » de la Sécu rapporte – Les manœuvres du lobby des assureurs – Les espoirs déçus des biotechnologies – Toucher l’assurance-maladie pour couler l’assurance-vieillesse

Dominique Strauss-Kahn, l’ami des patrons, par Erwan Seznec

De Elf à l’affaire Genplus

Maurice Lévy, l’oracle du monde des affaires, par David Servenay

L’ascension d’un patron autodidacte.– Une fortune de millionnaire en euros – Derrière la pub, la communication de crise – DSK et l’ami du Cercle de l’industrie – La presse peu curieuse avec sa figure de proue

L’ascension et la chute de l’empire Vivendi, par Martine Orange

La Générale des eaux : une faillite annoncée – Un jeune homme bien sous tous rapports – Avec la bénédiction de l’establishment – Boulimie d’acquisitions – L’étrange jeu de Claude Bébéar – La seconde affaire Vivendi – Riches dépouilles

Le CAC 40 à l’Élysée : Nicolas Sarkozy et les grands patrons par Frédéric Charpier

Robert Hersant et Francis Bouygues : les grands parrains du jeune Nicolas – Antoine Bernheim, « parrain des affaires » de Nicolas Sarkozy – L’ami Bolloré, de la Seita au port de Lomé – De Paul Desmarais à Albert Frère : l’amitié des milliardaires

Stéphane Richard : le roi du conflit d’intérêt à Bercy, par Erwan Seznec

Veolia, la pouponnière des élus sans mandats, par Erwan Seznec

À l’école de la corruption – Des ex-Veolia dans tous les ministères qui comptent – Quand le PCF préfère le privé au service public – Des pratiques identiques chez Suez-Lyonnaise… – Conflits d’intérêt à Marseille, Nancy « ville Veolia » – Les élus, premiers responsables

Vincent Bolloré : de la France à fric à la Françafrique, par Benoît Collombat

Le « petit prince du cash flow » – L’empire médiatique d’un « patron éthique »
De la COB à l’AMF, les faux gendarmes de la place financière, par Martine Orange
Au nom de la place de Paris – L’affaire Rhodia : à peine née, l’AMF se décrédibilise – Dans les mains des banques – Guérilla permanente avec la justice

Intelligence économique : dans les coulisses d’une « sale guerre », par David Servenay
Vraie ou fausse affaire Blackberry ? – Le précurseur : Kroll, premier réseau privé de renseignement mondial – Elf Aquitaine, un pionnier de l’intelligence économique – Susciter la concurrence et contrôler le milieu – Les confessions d’un « privé » retourné par la DST

Quand les opérateurs de téléphonie mobile jouent avec la santé publique, par Benoît Collombat
2009 : les antennes-relais dans le collimateur de la justice – EDF savait dès 1983 : le document qui accuse – Quand les industriels orchestrent le lobbying – Des expertises financées par l’industrie – Quand la recherche déplaît, on coupe les crédits – Des conseillers de Jospin sur la téléphonie mobile qui « pantouflent » chez les opérateurs

REACH : le toxique lobbying du patronat européen, par Benoît Collombat

Le règlement REACH : contrôler les substances chimiques dangereuses – En France, un bureau d’évaluation sous influence patronale – Avant REACH : l’histoire secrète d’Orfila – Un bien maigre bilan
Les patrons en or des années 2000, par Martine Orange

Pendant la crise, les hausses continuent – Les patrons français juste derrière les Américains – Parce que je le vaux bien – Le comité de rémunération, centre nerveux du capitalisme à la française – Vinci, le triomphe de la cupidité – La technique du LBO, ou le jackpot patronal – Un comité des sages « pour l’autorégulation »

La revanche du capitalisme familial, par Erwan Seznec

La révolution des fonds d’investissement – Des leaders mondiaux inconnus – Des sous-traitants en or – De la chute de Bourgoin aux méthodes dures de Doux, roi de la volaille

Laurence Parisot, la dame de fer du Medef, par David Servenay

Seule contre tous ? – Jet privé, voitures de sport et coach à 300 000 euros

L’affaire de l’UIMM, ou le roman noir de la caisse noire, par Benoît Collombat

Laurence Parisot, « championne cachée des anti-UIMM » ? – Parisot en plein « secret de famille » – Tracfin sur la sellette – « Couper des têtes et avancer dans l’abandon du paritarisme » – La mascarade judiciaire
Journalistes sous perfusion : l’impossible enquête économique dans la presse, par David Servenay

Quand les actionnaires imposent le principe de rentabilité du journaliste – « Conforama » aux petits soins avec les journalistes – « Mon entreprise ne publie pas ces chiffres » – Le Rafale critiqué, le budget publicitaire coupé – Quand une association de journalistes soutient Nicolas Sarkozy

Au cœur de la grande corruption internationale : Jean Caillet, un intermédiaire très discret, par David Servenay

Au départ, une banale enquête fiscale – Un expert du trading des matières premières – Son meilleur imprésario ? Un texte de loi international – Opacifier les flux financiers pour Total en Irak – Une enquête lente et limitée

Les groupes privés à l’assaut des services publics, par Martine Orange

Autoroutes : partage entre amis – Les bonnes affaires du partenariat public-privé – Vive la crise, ou le démantèlement programmé des services publics.

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