Presse : amendement Charb

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AFP PHOTO/BULENT KILIC

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Pour une presse indépendante et citoyenne

Outre son rôle de directeur de Charlie Hebdo, Charb se battait pour une reconnaissance de la presse indépendante. Et notamment, il proposait une nouvelle loi pour faciliter le financement des journaux.

Cette proposition a été déposée au parlement en décembre alors que l'Assemblée débattait sur la loi de «modernisation de la presse» (voir le site de l'assemblée). Le texte supposé encourager l’émergence et consolider de nouveaux titres d’info, à l'heure où la presse papier connaît des difficultés de survie.

Déposé le 12 janvier au sénat par le groupe communiste, l'amendement est voté à l'uanimité le 5 février. «Ils ont voulu tuer la liberté de la presse, répondons par la liberté de la presse. J’en fais le serment, nous ferons adopter l’amendement Charb !» a déclaré Pierre Laurent, secrétaire du Parti communiste français (PCF), lors de ses vœux au parti. Le dispositif permet une réuction d’impôts aux particuliers qui décident de faire un don aux entreprises de presse. Concrètement, ils pourront prendre une participation dans un journal avec une réduction d’impôts de 30% pour des investissements jusqu’à 2 000 euros. Le taux est porté à 50% pour les entreprises de «presse solidaire» (statut pour les médias dont les actionnaires reversent leurs dividendes à l’entreprise). L’amendement Charb vise aussi à soutenir les titres de presse fragiles qui ont peu de revenus publicitaires.

Un statut pour l'«entreprise citoyenne de presse d’information»

Fleur Pellerin, la ministre de la Culture et de la Communication, a présenté ce nouveau statut dans la proposition de loi sur la modernisation de la presse, qui porte sur les réformes de la distribution de la presse et du statut de l’AFP. Il permet à des entreprises de presse d’information politique et générale (IPG), papier ou en ligne, de bénéficier de «financements pouvant provenir d’investisseurs, de dons du public ou de participation des salariés».

La ministre de la Culture a affirmé sa volonté de mettre en place des «incitations fiscales, si ce n’est dans la prochaine loi fiscale, au moins très prochainement, qui permettraient de rendre ce modèle attractif».

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